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La Meuse et la Grande Guerre dans les collections de l’ECPAD

Canon de 164 mm de marine camouflé, Belleville (Meuse). Automne 1916. Photographe : Paul Queste. Référence : SPA 59 B 4294.
© ECPAD
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Les photographies

L’ECPAD conserve deux cent cinq reportages photographiques concernant, totalement ou en partie, le département de la Meuse et réalisés entre 1915 et 1918 par la Section photographique de l’armée (SPA), devenue Section cinématographique et photographique de l’armée (SPCA) en février 1917. Ces reportages comptent entre cinq et deux cent soixante photographies en noir et blanc sur plaques de verre, dont certaines portent sur d’autres départements. S’y ajoutent trente-six reportages réalisés par des particuliers, souvent militaires, et dont les clichés ont été donnés à l’ECPAD, ainsi que soixante et une plaques en couleur (autochromes) attribuées à Jean-Baptiste Tournassoud.

De 1914 à 1918, toute la Meuse est au coeur de la guerre, de l’Argonne au saillant de Saint-Mihiel, de Vauquois aux Éparges, et, au centre de ces champs de bataille, Verdun. Elle est également au coeur des témoignages visuels des photographes de l’armée, une quinzaine environ, envoyés dans cette zone, dont Paul Queste, Georges Dangereux, Tétart, Jacques Agié, Pierre Machard, Pierre Pansier, Albert Samama-Chikli, Ernest Baguet, Maurice Boulay et Emmanuel Mas.

Les photographies des fonds privés, quant à elles, apportent une vision complémentaire. Les unes, émanant de Lucie Collignon, alors infirmière à l'Union des femmes de France (Croix-Rouge française), affectée à l'hôpital principal de Verdun puis transférée, après le bombardement de celui-ci, à l'hôpital mixte de Bar-le-Duc (1916-1917), présentent des vues de ces hôpitaux et des soins aux blessés. Les autres, prises entre mai 1915 et septembre 1917 par le capitaine Luc-Pupat, alors détaché dans l’aviation et affecté à l'escadrille MF 44 comme observateur, montrent le fort de Liouville. D’autres encore, du sous-lieutenant Maurice Gouin, officier du génie, dévoilent de nombreux secteurs de la Meuse entre 1915 et 1917. Enfin, les autochromes attribués à Jean-Baptiste Tournassoud confirment le constat des dévastations avec des vues très esthétiques de communes de la Meuse en ruine.

Les films

L’ECPAD conserve cent soixante et onze films de la SCA (Section cinématographique de l’armée) concernant la Meuse. Ces documents muets (montages et rushes) en noir et blanc, tournés par une douzaine de caméramans dont Albert Samama-Chikli, Henri Stuckert, Baye, Beaudoin, Blanc, Chaix et René Meunier, réalisés entre 1915 et 1918 et d’une durée de trois à vingt-quatre minutes (sauf un de cinquante minutes), portent sur des sujets comparables à ceux des photographies évoquées précédemment car les opérateurs de prises de vue de l’armée travaillaient en binômes (équipes de photographes et caméramans).

Les archives de la SPCA sur la Meuse
Nombre de reportages photographiques : 241
Nombre de films : 173

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