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L'exposition « Mon violon m'a sauvé la vie. Destins de musiciens dans la Grande Guerre »

Affiche de l'exposition « Mon violon m'a sauvé la vie. Destins de musiciens dans la Grande Guerre »
© D.R.
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Pour son exposition annuelle, présentée du 20 juin au 31 décembre 2015, le Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux propose de découvrir la Grande Guerre à travers la musique et plus exactement à travers les destins de musiciens issus des différents pays belligérants.

Cette sélection de portraits montre comment le conflit a pu influencer leur rapport à la musique. Vie fauchée ou transformée par la mutilation, composition nourrie du fracas et du chaos de la guerre, silence assourdissant témoin du traumatisme de l’expérience… sont les conséquences immédiates d’un art confronté à la destruction.

Le fil rouge de cette exposition est Lucien Durosoir (1878-1955), l’un des plus grands violonistes français au début du XXe siècle. Mobilisé en 1914, il sera tout au long de la guerre fantassin, brancardier puis colombophile. Mais son talent musical va l’amener à faire partie d’un ensemble de musique de chambre, avec notamment l’altiste André Caplet et le violoncelliste Maurice Maréchal, qu’on appellera les musiciens du Général, puisque voulu par le Général Mangin. Une situation exceptionnelle sur le front qui l’amènera à écrire dans une de ses lettres : « mon violon m’a sauvé la vie ».

L’exposition présente les archives et les objets ayant appartenu à l’artiste, des collections du musée actuellement en réserves ainsi que de nombreux prêts issus d’autres institutions pour dresser un panorama de la musique classique avant, pendant et après la Grande Guerre. Car si la période de ce conflit fait basculer les sociétés du XIXe au XXe siècle, il est évident que les avant-gardes musicales à la veille de 1914 ne seront plus les mêmes après 1918.