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Cycle cinéma : Pathé autour de la Grande Guerre

Photogramme du film Les Croix de bois.
© Studio Pathé Natan - Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé ©1932 – PATHE PRODUCTION
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

À l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, de nombreux films, réalisés pendant la première moitié du XXe siècle, ont fait l'objet d'une restauration. La Fondation Jérome Seydoux-Pathé en propose une sélection dans le cadre d'un cycle consacré à la Grande Guerre. Les projections ont lieu au nouveau siège de la Fondation Jérome Seydoux-Pathé à Paris, 73 avenue des Gobelins, salle Charles Pathé, du 5 au 25 novembre 2014.

Programme

Les Croix de Bois, Raymond Bernard, 1932 ( 110’ – parlant)

Résumé : Dans la ferveur et l’exaltation du début de la guerre, Gilbert Demachy, étudiant en droit répond à l’appel sous les drapeaux. Il rencontre Sulphart, Bréval, Bouffioux et les autres, autrefois ouvrier, boulanger, cuisinier, désormais unis sous le nom de soldat.
Ensemble, ils vont rire, ensemble ils vont se battre, ensemble ils vont perdre espoir, noyés sous une tempête de feu, d’acier et d’absurdité. Dans la brume des tranchées défigurées par les canons, les soldats font face à la cruauté de la vie quotidienne, l’attente du courrier qui déchire les cœurs, la terreur des mines cachées, les camarades qui tombent. Tandis que fleurissent les croix de bois sur les tombeaux à ciel ouvert, Demachy finit par perdre ses idéaux.

Paradis Perdu,  Abel Gance, 1939  (103’ – parlant)

Résumé : Pierre Leblanc (Fernand Gravey), jeune peintre sans le sou, rencontre une charmante jeune fille, Janine (Micheline Presle), au bal du 14 Juillet 1914. Il perd sa trace et la cherche pendant des semaines. C’est par hasard qu’il la croise en livrant une robe du grand couturier Calou (André Alerme) à la princesse Sonia Vorochine (Elvire Popesco). Pierre et Janine tombent amoureux, se marient et le jeune homme est engagé par le couturier. Mais la guerre éclate et Pierre part au front. Un jour, il apprend qu’il est le père d’une ravissante fillette mais que sa femme est morte en donnant naissance à leur enfant. Pierre ne veut pas voir sa fille, responsable à ses yeux de la mort de son amour. Il confie l’enfant à une brave femme, son ancienne concierge. Après la guerre, toutefois, il surmonte sa douleur et accepte d’élever sa fille. Il est très ému de retrouver, quand elle grandit, la même beauté, les mêmes mimiques, la même façon de chanter que sa mère.

Le Passeur de l’Yser (réalisateur inconnu), 1916 (41’ – muet)

Accompagné au piano, en partenariat avec la classe d’improvisation au piano de Jean-François Zygel du Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris.

Résumé : Gevaërt et sa fille Marie enseignent au sergent Tressignies le système qui permet d’ouvrir ou de fermer à volonté le pont tournant si gracieusement posé sur les rives de l’Yser. Tressignies est fiancé à la gentille Marie, aussi embrasse-t-il longuement la jeune fille avant de rejoindre son cantonnement. Marie revient à la maison, lorsqu’elle est brutalement attaquée par l’espion Kaltzman qui a été chargé de débloquer le pont pour permettre le passage des Allemands. Le sergent Tressignies reçoit l’ordre de réoccuper coûte que coûte la maison du passeur, désormais historique. Le jeune sergent assure à son chef que la mission qui lui a été confiée sera vigoureusement menée. Il part, mais ne tarde pas à s’apercevoir que la rivière est de nouveau infranchissable. Bravement, il s’élance à la nage mais est atteint par une balle qui le blesse gravement. Péniblement il aborde, puis se traîne avec des efforts inouïs vers la demeure qui lui est si chère. Il arrive enfin, il actionne la roue et le pont se rabat… Les soldats belges qui attendaient fébrilement le passage se précipitent maintenant jusqu’à la demeure des Gevaërt. Tressignies est toujours cramponné à la roue de direction, mais ses forces l’abandonnent. Il tombe dans les bras de sa fiancée, le corps couvert de blessures. L’officier arrive, reconnait le brave sergent. Il détache doucement la croix accrochée à sa propre tunique et l’épingle, douloureusement ému, sur la poitrine de l’enfant sublime qui agonise déjà.

Les petits soldats de plomb (réalisateur inconnu), 1916 (15’ – muet)

Accompagné au piano, en partenariat avec la classe d’improvisation au piano de Jean-François Zygel du Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris.

Résumé : Le sous-lieutenant d’Ajac est sur le front et il espère avoir une permission si du renfort arrive. Bébé interroge alors l’oncle Pierre : Qu’est-ce que c’est donc, mon oncle, que du renfort ? L’oncle Pierre qui vient de lui apporter une boîte de soldats de plomb fait à Bébé une grande démonstration. Puis c’est l’heure pour Bébé d’aller au lit. Alors Bébé fait un rêve. Tous les petits soldats de plomb sortent de leur boîte et tout ce petit monde se range en bataille. Les Français sont vainqueurs et Bébé dans son rêve sait que son papa va venir en permission. Et le matin, il n’est pas surpris de le voir.

Noël de Guerre, Pierre Bressol, 1916 (19’ – muet) 

Accompagné au piano, en partenariat avec la classe d'improvisation au piano de Jean-François Zygel du Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris.

Résumé : Le petit André, dont la mère est une ouvrière besogneuse et le père absent (mort au front), écrit une lettre au père Noël pour lui demander les cadeaux qu’il sait que sa mère ne peut lui offrir. Un vieux militaire responsable du tri postal intercepte le courrier. Il demande à sa femme de bien vouloir céder les jouets de leur fils mort au petit André. Celle-ci accepte le cœur gros. A la veille de Noël, l’enfant dépose ses souliers devant l’âtre. A son réveil les souliers sont vides, mais le militaire et sa femme frappent à la porte pour lui apporter des jouets….

Maudite soit la guerre,  Alfred Machin, 1914 (40’ - muet) 

Accompagné au piano, en partenariat avec la classe d’improvisation au piano de Jean-François Zygel du Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris.

Résumé : Une guerre imaginaire entre pays imaginaires. D’un jour à l’autre deux amis de différentes nationalités deviennent ennemis, ils sont obligés donc de s’entretuer. Adolphe, aviateur et fiancé avec Lidia périt près d’un moulin dans un affrontement avec Sigismond, le frère de celle-ci. Un nouveau prétendant qui a assisté au combat raconte à Lidia les détails de cette terrible scène. Bouleversée, elle réalise qu’elle ne pourra plus aimer nul qui soit impliqué ou ‘complice’ de la guerre maudite. 

J’Accuse, Abel Gance, 1919 (166’ – muet) 

Accompagné au piano, en partenariat avec la classe d’improvisation au piano de Jean-François Zygel du Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris.

Résumé : Dans un village de Provence vivent deux hommes aussi dissemblables que possible. Jean Diaz est un poète qu'exalte la joie de vivre; François Laurin est un être jaloux et brutal qui rend sa femme Edith, contrainte au mariage par son père, malheureuse. Jean Diaz et Edith se connaissent, se rencontrent, se découvrent des affinités et leur amour s'amplifie tout en restant très pur. La guerre arrive. Devant l'ordre de mobilisation, Jean Diaz déchire ses poèmes, tandis que François Laurin, tout de suite incorporé, a exilé Edith chez son père dans les Ardennes. Le village où se trouve la jeune femme est envahi et toutes les femmes déportées en Allemagne. Jean Diaz, nommé sous-lieutenant, va retrouver François. Trois ans s'écoulent. Les deux hommes ont appris à se connaître et à s'estimer. Jean est réformé, il rentre au pays pour assister à la mort de sa mère et, dans une vision, il voit passer le cortège lamentable des mères en deuil. Edith s'est échappée. Elle revient, elle aussi, au pays. Elle a été violée par des soldats et Jean Diaz à qui elle avoue tout voit alors se former la procession des rapatriés et des blessés. Il retourne au front, retrouve François qui meurt à l'hôpital de ses blessures. Jean Diaz est devenu fou, rentré en Provence, il assemble tous ceux qui ont vu disparaître un être cher et s'écrie qu'il a vu surgir les morts; ceux-ci sont en marche, car ils veulent savoir, eux, les sacrifiés s'ils n'ont pas en vain prodigué leur vie. Et les morts apparaissent, parmi eux François, et Jean Diaz accuse en leur nom ceux qui ont profité de la guerre et qui s'enfuient, courbés sous la honte et la réprobation. L'évocation prend fin, les morts s'effacent, Jean Diaz meurt à son tour.

Pour le pays (réalisateur inconnu), 1915 (48’ – muet) 

Accompagné au piano, en partenariat avec la classe d'improvisation au piano de Jean-François Zygel du Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris.

Résumé : Georges Bréval vit seul avec sa fille Irène. Il passe son temps à tenter de découvrir de nouveaux explosifs. Mais par manque de moyens, il a dû recourir à l’argent d’un Allemand, un nommé Schwarzmann. M. Bréval est rappelé sous les drapeaux et part au front comme lieutenant de réserve. Quelque temps avant la déclaration de guerre, Schwarzmann, spéculant sur la pauvreté de Bréval, lui avait fait signer un engagement par lequel il lui donnait tous les droits sur un nouvel explosif en retour d’une somme que lui versait l’Allemand. Schwarzmann va donc trouver Bréval dans un village près du front de l’Est. Bréval accepte tout en décidant que l’Allemand payera un haut prix pour cela. Il conduit Schwarzmann vers sa maison, lui remet la formule, puis fait exploser le laboratoire. Schwarzmann trouve la mort dans l’explosion, Bréval est lui-même atteint. Peu après, mourant, il recevra la médaille militaire pour son geste.

Charlot Soldat, Charlie Chaplin, 1919 (52’ – muet)

Résumé : Novembre 1918, quatre années de guerre prennent fin. Charles Chaplin réalise et présente son tout dernier film, Charlot soldat (Shoulder arms). On y retrouve les aventures de Charlot, nouvellement recruté par l’armée américaine. Des tranchées à la voiture du Kaïser, Charlot deviendra un héros. Ou du moins, presque...

2 Août 1914,  Max Linder, 1916 (16’ – muet) 

Accompagné au piano, en partenariat avec la classe d'improvisation au piano de Jean-François Zygel du Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris.

Résumé : Août 1914, la guerre est déclarée. Des millions d’hommes sont appelés au combat. Max Linder, l’une des vedettes emblématiques de la firme Pathé, s’engage dans l’armée française. Avant son départ, il réalise avec René Leprince le film « 2 Aout 1914 ». Max, incorrigible séducteur, est surpris par l’appel à la mobilisation générale et se voit contraint de partir pour le camp d’entraînement.

Les Etoiles de Gloire, Léonce Perret, 1919 (65’ – muet) 

Accompagné au piano, en partenariat avec la classe d'improvisation au piano de Jean-François Zygel du Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris.

Résumé : Fille d'un officier de la marine américaine, Doris Parker devient la correspondante d'Harry Townsend, un jeune soldat américain sans famille parti combattre en France. Au fil de leur correspondance Doris s'éprend d'Harry en dépit des avances de Jack Tims, capitaine de la Royal Navy en stage dans la marine américaine. Sur le front en France, Harry est touché au visage. Bouleversée par la nouvelle, Doris demande à Jack Tims de l'embarquer sur le navire qu'il doit conduire en France. Pendant la traversée, Jack déjoue l'attaque d'un sous-marin ennemi mais, blessé pendant le combat, il meurt. Après avoir rendu hommage à Jack Tims, Doris retrouve Harry à l'hôpital américain de Tours, le visage bandé. Par la suite, elle découvre que la photo que lui a envoyé Harry n'est pas la sienne, mais réalise qu'à travers ses lettres c'est son âme qui a touché son cœur. De retour à New-York, ils se marient et quelques temps plus tard transmettent à leur enfant la mémoire des soldats morts pour leur patrie, étoiles de gloire.

Chaque séance sera précédée d’actualités Pathé autour de la guerre ainsi que des petits documentaires de campagnes hygiénistes autour de la tuberculose produit par Pathé à l’époque :

  • On doit le dire (1918) 
  • La tuberculose menace tout le monde (1918)
  • Le sanatorium de Bligny (1918)
  • La tuberculose, sa cause, ses lésions (1918)
  • La tuberculose se prend sur le zinc (1919)

Retrouvez toutes les informations (dates et horaires de projection) sur le site de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

 

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Adresse : 73 avenue des Gobelins
Paris
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