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Lycéens et passionnés reconstruisent à l’identique un char Renault FT

© Association Le Miroir
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Depuis 2013 dans les Ardennes, les bénévoles de l’association Le Miroir travaillent à la reconstruction d’un authentique char Renault de type FT. Un projet ambitieux auquel s’est associé le lycée technique François Bazin de Charleville-Mézières. 

Quiconque visite la clairière de Rethondes, dans l’Oise, s’attend bien sûr à tomber nez à nez avec le célèbre wagon où fut signé l’Armistice du 11 novembre 1918. Moins connu, cependant, est la présence, à quelques mètres du wagon, d’un char FT avec mitrailleuse, un modèle inventé par Renault en 1917, plus léger et maniable que toutes les constructions précédentes. Installé là fin 2003, il ne s’agit aucunement d’un rescapé du front des Ardennes, mais d’une réplique sans moteur, construite de toutes pièces par une dizaine de mordus d’histoire et d’acier, bénévoles au sein de l’association ardennaise Le Miroir.  

En 2013, soit 10 ans plus tard, l’association se prend à rêver d’un défi encore plus ambitieux, mue par la dynamique du centenaire de la Grande Guerre : la construction intégrale d’un autre char FT, cette fois-ci motorisé, en version canon. L’idée étant de le terminer à temps pour 2018 pour le faire participer aux cérémonies mémorielles ardennaises.

Très vite, un établissement scolaire de Charleville-Mézières s’associe au projet, le lycée technique François Bazin, qui délivre à ses élèves des formations en chaudronnerie, fonderie, mécanique et plasturgie - autant de savoir-faire utiles pour la construction du char.

Commencé à Revin dans un atelier de l’usine de la CME mis à disposition par Nicolas Pageot, directeur de l’entreprise et vice-président de l’association Le Miroir, le châssis du char FT est déplacé dans l’atelier de chaudronnerie du lycée Bazin, au début de l’été 2013. S’ouvre alors une nouvelle étape dans le processus de fabrication du petit monstre d’acier, avec l’implication active des lycéens. Chenilles, barbotins, rivets, pièces de moteur…

Depuis la rentrée 2013-2014, les futurs soudeurs, mécaniciens, chaudronniers et autres fondeurs mettent en application leurs acquis techniques, tout en prenant conscience de la valeur historique et mémorielle de la réplique à mesure que le projet prend forme.

Méticuleusement monté pièce par pièce, en alliant technologie d'il y a 100 ans et technologie d'aujourd'hui (impression 3D), le char devrait être terminé courant 2018, à temps pour la fin du Centenaire de la Grande Guerre.