En 1914, l'assainissement des grandes villes

En 1914, l'assainissement des grandes villes

Une arroseuse-balayeuse suscite l'admiration des badauds.
© Collection Roger-Viollet / Roger-Viollet
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Salubrité mondiale

Toutes les grandes villes du monde développé, au tournant du XXe siècle, font face aux mêmes défis : essor démographique galopant et accroissement des déchets ; épidémies et campagnes hygiénistes. Les travaux de rénovation urbaine à Paris, entrepris par le préfet Haussmann, comprennent un important plan d’assainissement confié à Belgrand qui va installer les premiers collecteurs d’eaux usées sous des chaussées bombées. La motorisation des services de voirie s’inscrit dans cette ligne de progrès. En 1914, la ville est entièrement équipée de magnifiques arroseuses-balayeuses De Dion-Bouton.

Chéri, sors les poubelles !

Quand un médecin donne son nom à la maladie dont il vient de décrire les effets, on considère cela comme un honneur. Quand on donne le nom d’un préfet au container qu’il met à la disposition des Parisiens pour y déposer leurs ordures ménagères, ça sonne plutôt comme une insulte. Et pourtant les deux hommes de l’art n’ont fait que leur métier et en toute conscience. Gagné aux idées hygiénistes, Eugène Poubelle organise le ramassage des ordures et oblige à utiliser des récipients normés pour le dépôt quotidien des déchets. Mesure nécessaire mais impopulaire, qui valut à la France ses « poubelles ».