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La Nouvelle-Zélande dans les collections de l'ECPAD

Au parc des Princes, match de rugby entre la France et la Nouvelle-Zélande :l’équipe néo-zélandaise. Date : avril 1917. Photographe : Cordier.
© ECPAD
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Malgré son éloignement des théâtres d’opération, la Nouvelle-Zélande entre dans le conflit avec grand enthousiasme : les dons financiers affluent et, bien que le pays n’ait pas encore institué le service militaire obligatoire, le nombre de volontaires dépasse largement les besoins. La première opération accomplie par les Néo-Zélandais est la prise des îles Samoa, sous domination allemande. Un premier contingent est ensuite envoyé à l’entraînement à Alexandrie en décembre 1914. Au total, cent mille Néo-Zélandais, tant d’origines européenne que maorie, vont être engagés dans la Grande Guerre, soit dix pour cent de la population masculine. À la fin de 1915, le pays envoie chaque mois environ deux mille cinq cents hommes vers l’Europe et dépense un million de livres dans l’effort de guerre.

Regroupés au sein de l’Australian and New-Zealand Army Corps (ANZAC) sous les ordres du général Godley, les hommes assurent d’abord la défense du canal de Suez puis combattent en juillet 1915 dans les Dardanelles où ils subissent de lourdes pertes malgré une conduite héroïque lors du débarquement de Gaba Tepe, sur la côte ouest de la presqu’île. Après réorganisation, l’ANZAC combat en France à partir de septembre 1916 et participe à la fin de la bataille de la Somme. En juin 1917, il s’illustre dans l’offensive des Flandres. En 1918, il participe à la seconde bataille de la Marne. Pendant toute la guerre, des navires-hôpitaux ne cessent de faire la navette entre l’Europe et la patrie néo-zélandaise.

Les soldats néo-zélandais sont assez peu représentés dans les fonds de l’ECPAD. Outre plusieurs images sur contretypes (série référencée CT), on voit dans les séries SPA les hommes dans le Pas-de-Calais en 1918, pendant la contre-offensive des alliés vers la ligne Hindenburg, et dans la Marne lors d’une remise de la fourragère au XXIIe corps néo-zélandais, après les combats de la montagne de Reims. À la fin du conflit, les Néo-Zélandais participent à la libération du Quesnoy, dans le nord, où ils accueillent le président de la République au moment de l’armistice. Des images animées issues de documents anglais montrent des cavaliers Néo-Zélandais accompagnants le roi Georges V lors d’un défilé, ou des hommes recevant des décorations à Londres. Un reportage et un film retiennent particulièrement l’attention : il s’agit d’un match de rugby disputé au parc des Princes le 8 avril 1917 entre l’équipe militaire de Nouvelle-Zélande et l’équipe militaire française, avec l’exécution du traditionnel « haka ». Quelques clichés se trouvent dans les fonds privés recueillis par l’ECPAD, montrant notamment des travailleurs néo-zélandais dans les Flandres en 1917.

Les archives de la SPCA sur la Nouvelle-Zélande
Nombre de photographies : 47 plaques de verre.
Nombre de films comportant des séquences montrant des Australiens : 10.

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