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Les commémorations du 11 novembre 2016 en Macédoine

Le cimetière militaire français de Bitola
© Ambassade de France en Macédoine
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Le 11 novembre 2016, à quelques jours du centenaire de la fin de la bataille de Monastir en Macédoine, les commémorations de l'Armistice ont vu l’ambassadrice allemande se rendre au cimetière français de Bitola, et l’ambassadeur de France au cimetière allemand de Prilep.

M. Thimonier, l'Ambassadeur de France en Macédoine et Mme Althauser, Ambassadrice d'Allemagne aux cimetières militaires français et allemand de Bitola (à gauche) et de Prilep (à droite).

Les commémorations de l’armistice du 11 novembre 2016 ont été organisées dans les cimetières militaires français et allemand de Bitola et de Prilep. Des gerbes ont été déposées ensemble par Mme Althauser, Ambassadrice d’Allemagne,  et M.Thimonier, Ambassadeur de France, qui ont tenu, l’une en français et l’autre en allemand des allocutions mettant en valeur la construction européenne et de la défense de la paix. Les deux ambassadeurs ont déposé une rose sur la tombe de deux soldats morts pour la France, MM El Bady Touk Ali Ben et Marcel Tourdel.

Une semaine auparavant, le 4 novembre, le président de la République de Macédoine M. Ivanov et l'ambassadeur de France à Skopje M. Christian Thimonier ont déposé au cimetière de Bitola des roses blanches sur la tombe du soldat malgache M.Rakotomanga, mort sur le Front d'Orient.

Le président Ivanov a également signé le livre d'or et visité le chantier du Mémorial de Bitola.

Par ailleurs, le dimanche 13 novembre, une autre cérémonie française s'est déroulée au cimetière militaire de Skopje, capitale de la Macédoine.

 

 

 

 

Bitola à l'époque de la Grande Guerre

Dans le cadre des échanges soutenus par la Mission de Centenaire, l’Institut français a pour sa part organisé au centre culturel de Bitola (Monastir) une conférence internationale consacrée à l’histoire de Bitola pendant la Première guerre mondiale, autour de l’historien français Bernard Lory, auteur de Bitola, la ville Balkanissime, avec des collègues serbe, bulgare et albanais. Il a été décidé de transformer cette réunion en un rendez-vous annuel autour des questions de la guerre dans les balkans. Une participation allemande est prévue à l’automne 2017.

Alors en Serbie, la ville de Monastir, aujourd’hui Bitola, fut reprise le 19 novembre 1916 après deux mois de combats et citée à l'ordre de l'Armée, avec attribution de la Croix de Guerre 1914 – 1918 avec palme : « Vaillante cité qui, après avoir courageusement subi, de décembre 1915 à novembre 1916, les rigueurs de l'occupation ennemie, a été la première ville serbe reconquise par les Armées d'Orient. Se trouvant après sa délivrance et jusqu'à la fin de septembre 1918 à proximité des lignes ennemies, a supporté avec abnégation les multiples et violents bombardements dont elle a été l'objet. Malgré les pertes élévées que ces bombardements lui ont causées, sa population n'a cessé de faire preuve de la plus grande vaillance et d’une foi inébranlable dans la victoire finale. Signé MAGINOT à Paris, le 27 août 1923 ». L’inscription « Monastir » a également été brodée dans les plis des drapeaux ou étendards des nombreux régiments qui s’y sont illustrés.

Construit en 1923, le cimetière militaire français de Bitola compte plus de 6 200 tombes de soldats français et regroupe, dans un ossuaire, les restes de plusieurs milliers d’autres « Poilus d’Orient ». Il constitue ainsi le lieu de combat et de mémoire le plus emblématique du Front d’Orient sur le territoire de l’actuelle Macédoine (ARYM).