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Ouverture du musée de la nécropole militaire française de Zeïtenlick

Musée de la nécropole militaire française de Zeïtenlick.
© D.R.
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Créé à l'initiative du Consulat général de France à Thessalonique, le musée de la nécropole militaire française de Zeïtenlick (Thessalonique) a ouvert ses portes au public le 7 mai 2014, à l'occasion d'une visite d'élèves du Lycée franco-hellénique d'Athènes et de l'Ecole française de Thessalonique.

La section française de la nécropole de Zeïtenlick compte, sur 35 hectares, plus de 8 000 sépultures de soldats français morts sur le front d'Orient (morts dans les hôpitaux militaires de Thessalonique et sur le territoire grec). Créé en 1916, le cimetière est situé dans l'enceinte du cimetière militaire international qui comprend également des carrés britannique, italien, russe et serbe. D'une superficie de 35 ha, il accueille 8 310 corps, dont 8 102 en tombes individuelles et 208 en ossuaires : 6 347 métropolitains, 1 222 Sénégalais, 398 Malgaches et Indochinois, 343 Nord-Africains. Le regroupement des corps des "Poilus d'Orient" fut réalisé entre 1921 et  1923 par des missions militaires françaises.

Au total, 8 310 Français, 8 000 Serbes (dont 6 000 dans l'ossuaire), 500 Russes, 1 750 Britanniques et 3 500 Italiens reposent dans cette nécropole interalliée.

Cette nécropole a fait l'objet d'un important effort de rénovation en 2011 et 2012, sur des crédits du Ministère de la défense. Afin de compléter ces travaux et de les inscrire pleinement dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première guerre mondiale, le Consulat général de France à Thessalonique a souhaité donné la possibilité aux visiteurs, français et étrangers, de replacer cette nécropole dans son contexte historique et géographique. L'ancienne maison du gardien a donc été rénovée et adaptée, notamment pour en faciliter l'accès aux personnes à mobilité réduite, afin d'accueillir ces salles de mémoire. Ces travaux ainsi que les coûts de conception des salles ont été pris en charge par la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du ministère de la Défense. L'exposition a été labellisée par la Mission du Centenaire.

Ces salles de mémoire consistent en 13 panneaux bilingues (français et grec) regroupant des textes, des cartes et des photographies d'archive. Le musée a une forte dimension interactive puisque, grâce à la technologie du QR code, chacun des panneaux explicatifs donne accès à des vidéos tandis que d'autres versions linguistiques des textes sont disponibles (dans un premier temps, une version serbe est accessible pour tenir compte du nombre élevé de visiteurs serbes de la nécropole).

Dans un souci de cohérence, un panneau d'orientation a également été installé à l'entrée de la nécropole afin de permettre aux visiteurs de localiser rapidement une sépulture. Il vient compléter la récente mise en ligne, sur le site internet du Consulat général de France à Thessalonique, de la liste des soldats français inhumés à Zeïtenlick.