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Le Centenaire à l’Institut Français d’Afghanistan

Kaboul
© D.R.
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Témoigner des relations franco-allemandes, des lourds conflits qui ont opposés nos deux nations, de leur réconciliation, et enfin de leur union dans le processus de création de l’Union Européenne et du dialogue constant qui les anime, est sans aucun doute l’un des meilleurs exemples que nous puissions présenter au peuple afghan.

Un exemple, non pour donner une leçon, mais pour transmettre un message d’espoir et de paix.

A Kaboul, les séquelles des combats restent visibles au quotidien. Le temps de la reconstruction est aussi celui de la réconciliation et de l’amitié, celui des consciences qui dépassent l’héritage des oppositions et des haines pour se projeter dans un avenir différent ; celles qui sont capables d’un regard critique sur les dégâts quotidiens d’un conflit inutile. Inscrit dans la durée, les conséquences du conflit afghan ne sont pas sans rappeler celles de tout conflit majeur : une désorganisation économique, une reconstruction nécessaire, une stabilité politique et sociale à renforcer, des populations meurtries…

La commémoration de la Première Guerre mondiale est une fenêtre sur une autre réalité qui renvoie une image universelle, intemporelle, bien efficace pour regarder son quotidien autrement.

Réconciliation et amitié franco-allemande offrent un visage particulièrement attractif pour ceux qui souhaitent tourner la page et reconstruire une société. La capacité franco-allemande à ne pas faire fi du passé, mais à s’appuyer sur l’histoire pour éviter sa répétition permet d’estomper des cicatrices indélébiles. Les champs de bataille de Verdun sont et demeureront la preuve de l’engagement de centaines de milliers de soldats, dont le sacrifice est honoré sans qu’il s’oppose à la voie suivie pour que le « plus jamais çà » des anciens combattants devienne réalité.

En plein cœur de Kaboul, dans une ville et un pays qui conservent un visage meurtri par les combats, l’Institut Français d’Afghanistan est une oasis qu’environ 40 000 afghans auront fréquenté depuis le début de l’année 2014 à la recherche d’un autre avenir ou simple curieux de la culture française. Ils sont invités par l’Institut Français d’Afghanistan le 19 novembre 2014, à une commémoration exceptionnelle du centenaire de la Grande Guerre.

En lien avec le Centre Mondial de la Paix de Verdun, une conférence reviendra sur la Grande Guerre, et les 2 autres conflits impliquant la France et l’Allemagne avant de traiter des facteurs ayant permis la réconciliation entre les deux pays. Pour illustrer la capacité franco-allemande à s’inventer un nouvel avenir, l’exposition « Drôle de peuples » livrera 50 ans d’amitié franco-allemande mise en scène par les caricatures de Plantu.

L’affluence s’annonce très élevée, partagée entre afghans et les 57 délégations étrangères présentes à Kaboul : une commémoration internationale pour un conflit international.