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La Bulgarie dans les collections de l'ECPAD

Nîmes : dépôt de prisonniers bulgares, ferme de Font-Froide ; divertissement des prisonniers, 9 septembre 1916. Photographe : Albert Samama-Chikli.
© ECPAD
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Au cours de la deuxième guerre balkanique (juillet 1913), la Bulgarie perd la Macédoine, partagée entre la Serbie et la Grèce, et la Thrace, partagée entre la Grèce et la Turquie. L’importance de cette perte est comparée par la presse bulgare de l’époque à celle de l’Alsace-Lorraine pour la France. Au cours des crises politiques qui se succèdent, les élites de Sofia sont partagées entre « germanophiles » et « ententophiles ». Au déclenchement du premier conflit mondial et jusqu’au printemps 1915, la Bulgarie affiche sa neutralité mais négocie avec les deux camps, écoutant d’une oreille les promesses territoriales des alliés, tout en signant un accord financier avec l’Allemagne. En septembre 1915, elle se range finalement du côté des puissances centrales et mobilise ses troupes. Entrée en guerre le 14 octobre, l’armée bulgare coupe la voie ferrée vers Salonique, interdisant ainsi à l’armée serbe toute solution vers le sud et l’obligeant à une dure retraite hivernale vers l’ouest, en zone montagneuse. Elle continue ensuite vers l’Albanie. En 1915, les Bulgares poursuivent leur engagement contre la Serbie et, en 1916, contre la Grèce, en Thrace. En 1917, ils affrontent la Roumanie et les armées alliées sur le front d’Orient. Sous la pression de ces dernières, la Bulgarie cesse le combat dès le 26 septembre 1918.

La participation de la Bulgarie au conflit est visible dans les archives photographiques et cinématographiques de l’ECPAD essentiellement pour les années 1916 et 1917. Les Bulgares apparaissent presque uniquement comme prisonniers, parfois en grand nombre, en regroupement ou en déplacement à pied ou en train vers l’arrière, ou encore occupés à divers travaux d’entretien et de réfection des routes. Seule la série CT (contretypes) montre quelques clichés de soldats bulgares en activité de leur côté du front.

Quelques documents montrent aussi des plénipotentiaires venant négocier leur reddition, la délégation bulgare au traité de paix, des tombes renfermant les corps d’espions exécutés, des tombes de soldats bulgares (notamment à Avignon), du matériel d’artillerie bulgare pris à l’ennemi ainsi que d’anciennes tranchées et des postes de secours réutilisés par les alliés. Une séquence de film montrant un tirailleur sénégalais revêtu d’un uniforme bulgare retient plus particulièrement l’attention : capturé par l’ennemi dont il a fini par apprendre la langue, l’homme servit ensuite d’interprète auprès des alliés.

Les archives de la SPCA sur la Bulgarie1
Nombre de photographies : 204.
Nombre de films comportant des séquences montrant des Bulgares : 15.

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1. Les clichés montrant des comitadjis, miliciens villageois instrumentalisés tantôt par les Serbes tantôt par les Bulgares, sont principalement inclus dans le dossier « Serbie ».