Biographies

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Retrouvez dans ce diaporama les biographies parues depuis septembre 2012.

À noter : ce diaporama n'est pas exhaustif et sera régulièrement mis à jour.

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« Je fais la guerre ». Clemenceau, le père de la Victoire. Pierre Miquel.

« Je fais la guerre ». Clemenceau, le père de la Victoire. Pierre Miquel. Coll « Texto » , Taillandier, février 2014.

Résumé de l'éditeur : La vie très longue de Georges Clemenceau (1841-1929) est celle du plus grand homme politique contemporain que la France ait connu avant Charles de Gaulle. L'homme de la paix de Versailles, le « Père la Victoire » de 1918 avait voté en 1871 contre le traité de paix franco-allemand, aux côtés des députés protestataires d'Alsace et de Lorraine. Il a vécu toute la République. Il ne faut pas le réduire à un symbole. Il a réellement gouverné la France, à près de quatre-vingts ans, au moment où elle était en danger. Il a gouverné seul, avec une poignée de proches, contre Caillaux et les socialistes, contre le Parlement, contre le président de la République Raymond Poincaré, et même contre Foch, généralissime des armées alliées. Il a porté la France à la victoire, mais il a perdu la paix de Versailles. Avec tous les Alliés.

La mort du lieutenant Péguy, Jean-Pierre Rioux. Janvier 2014, Taillandier.

Résumé de l'éditeur : Jean-Pierre Rioux revient sur le mobilisé en uniforme qui fait ses adieux aux siens et à ses amis du 2 au 4 août dans Paris pavoisé. Il détaille les cinq semaines au front, de Lorraine en « pays de France », face à l’invasion et aux premiers massacres. Il suit à la trace le poète en pantalon rouge, le réserviste de quarante ans qui a voulu rester d’active, le patriote et le chrétien qui pressent la barbarie qui menace l’Europe. Au fil des pages, on découvre un Péguy inconnu, teigneux, atypique, parti vaillant, apaisé, et qui est tombé, il le disait lui-même, en « soldat de la République, pour le désarmement général, pour la dernière des guerres ». Écrite d’une plume alerte et sûre, cette biographie, puisée aux meilleures sources, restitue un portrait tout en sensibilité d’un Péguy inclassable.

Louise de Bettignies, Chantal Antier. Avril 2013, Tallandier.

Résumé de l'éditeur : Rien ne destine la jeune Louise de Bettignies, cultivée et polyglotte, née dans une grande famille désargentée du Nord de la France, catholique fervente, à devenir une véritable espionne et héroïne de la Grande Guerre. En 1914, révoltée par l’invasion allemande de la Belgique et de sa ville de Lille, Louise s’engage au sein de l’Intelligence Service dont elle devient agent secret sous le pseudonyme d’Alice Dubois. Elle est chargée d’organiser un réseau d’évasion et de renseignements militaires, le réseau Ramble. Arrêtée par les Allemands en octobre 1915, jugée et condamnée à mort, la jeune femme est enfermée dans la sinistre forteresse de Siegburg où elle prend la tête de la rébellion des prisonnières. Punie de cachot, Louise en sort gravement malade et meurt faute de soins le 27 septembre 1918. Mystique et avide de sacrifice, son courage lui vaut le surnom de «Jeanne d’Arc du Nord». À l’aide de documents familiaux inédits, Chantal Antier retrace les multiples épisodes de la vie de Louise de Bettignies, apporte un nouvel éclairage sur sa foi et son patriotisme, et fait surgir devant nous une femme résolument en avance sur son époque dont l’exemple ne doit pas tomber dans l’oubli.

Joffre, Rémy Porte. Février 2014, Perrin.

Résumé de l'éditeur : « On pouvait discuter la façon dont il avait établi ses plans, lui chicaner tel ou tel rayon de sa gloire, le peuple continuait à l'aimer d'une affection où la sympathie tenait encore plus de place que l'admiration », écrivait Le Petit Parisien le 6 janvier 1931, après la mort du maréchal Joffre. Dans le même temps, il concentrait sur sa personne d'innombrables critiques : offi cier tour à tour présenté comme égoïste, incapable, faible ou lâche. Ni hagiographie ni critique systématique, la biographie qu'en propose Rémy Porte retrace sa carrière, sans parti pris. Formé sous le Second Empire, marqué par la défaite de 1870-1871, polytechnicien ouvert aux nouvelles technologies, Joffre est nommé chef d'état-major général en 1911. Porté au pinacle après la victoire de la Marne, il fait l'objet d'une véritable vénération jusque dans le plus petit village. A la tête des armées françaises jusqu'en 1916, il est remplacé par Nivelle à la suite des terribles batailles de Verdun et de la Somme. Reste que, plus que tous ses pairs, il a su incarner le commandement, en exigeant que chacun tienne sa place, à son niveau, et en assumant seul les prises de décision.

Foch, chef de guerre, Elizabeth Greenhalgh. Septembre 2013, Taillandier (traduction).

Résumé de l'éditeur : Élevé à la dignité de maréchal de France en août 1918, Ferdinand Foch n’a pourtant jamais commandé de troupes au combat avant la guerre. Entre 1914 et 1916, il livre des batailles, notamment devant Ypres à la fin de 1914, en Artois en 1915 jusqu’à l’échec dans la Somme l’année suivante. Nommé chef d’état-major général en 1917, il devient commandant suprême des forces alliées au cours des derniers mois qui précédèrent la victoire. À l’inverse d’un Pétain plus prudent, Foch se révèle un homme énergique, volontaire et tenace, d’un optimisme inaltérable. Et il obtient alors des résultats décisifs ; c’est bien lui qui met en place les stratégies victorieuses, avant que les réalités politiques contribuent ensuite à le faire échouer dans la paix. À l’appui d’une masse documentaire (carnets de notes, lettres) jusqu’ici sous-exploitée, Elizabeth Greenhalgh propose une étude novatrice de la contribution de Foch à la victoire des Alliés. Elle nous invite à comprendre comment cet officier d’artillerie apprit à combattre l’ennemi, à négocier avec des alliés difficiles à manœuvrer et à se frayer un chemin à travers le véritable champ de mine formé par l’écheveau des relations politico-militaires. En un mot, comment Ferdinand Foch façonna la Grande Guerre.

Ernst Jünger, Julien Hervier. Janvier 2014, Fayard.

Résumé de l'éditeur : Témoin exceptionnel du XXe siècle, mort à cent deux ans, Ernst Jünger a vécu en Allemagne sous quatre régimes politiques et participé à deux conflits mondiaux. Héros de la Grande Guerre, d’un nationalisme agressif après la défaite allemande à laquelle il ne se résigne pas, il fait l’éloge du progrès technique et de la mobilisation totale dans les années trente ; mais il refuse sans ambiguïté les avances du régime nazi, avant d’adopter dans la seconde moitié de sa vie une position écologique aussi radicale qu’indifférente aux clivages politiques. Passionnément controversé en Allemagne où il a autant d’adversaires résolus que de partisans enthousiastes, il ne saurait laisser personne indifférent. Avant tout, il est dominé par sa passion de la langue ; depuis ses premiers balbutiements littéraires en 1909, il n’a jamais cessé d’écrire, jusqu’aux dernières lignes de son journal en 1996. Grand lecteur de Bloy, de Malraux et de tant d’autres, il a suscité l’admiration de Gide ou de Borges, croisé Braque et Picasso, et incarné la réconciliation franco-allemande aux côtés de Kohl et de Mitterrand. La biographie de Julien Hervier est la première à répondre avec une précision éclairante à la curiosité qu’il suscite auprès du public français.

Jaurès, La politique et la légende, Vincent Duclert. Septembre 2013, Autrement.

Résumé de l'éditeur : Depuis cent ans, son image a alterné entre le socialiste, le pacifiste, le républicain, le parlementaire, l'intellectuel, l'Occitan... Sa renommée se fonde sur des actes puissants, depuis la défense des ouvriers de Carmaux en grève dans les années 1880 jusqu'à sa lutte pacifiste, sans oublier la fondation de l'Humanité et son pouvoir à l'Assemblée. Assassiné le 31 juillet 1914 à la veille d'une Première Guerre mondiale qu'il combattait avec ses dernières forces, Jean Jaurès a marqué ses contemporains d'une empreinte sans équivalent. Ni monarque ni chef d'État, ni héros militaire ni prophète religieux, il a incarné de son vivant le tribun obstiné des luttes sociales, des engagements politiques et des fidélités intellectuelles.

La Première Guerre de Charles de Gaulle, Frédérique Neau-Dufour. Octobre 2013, Taillandier.

Résumé de l'éditeur : Charles de Gaulle reste indéniablement associé à la Seconde Guerre mondiale. Nombreuses sont les images qui alimentent le mythe gaullien : les photographies qui le montrent en uniforme lors de la descente des Champs-Élysées, l’appel du 18 juin prononcé à la BBC depuis l’Angleterre… Mais il y a fort à parier que le De Gaulle du 18 juin 1940 n’aurait jamais existé sans la Première Guerre mondiale. Son parcours de combattant de la Grande Guerre reste beaucoup moins connu. Au début de la guerre, le 33e régiment d’infanterie d’Arras commandé par Pétain et auquel De Gaulle est affecté est engagé en Belgique. Blessés à plusieurs reprises, il retrouve son régiment en juin 1915 et prend le commandement de la 10e compagnie. Fin février 1916, le capitaine de Gaulle est envoyé avec son régiment à Verdun, où il sera fait prisonnier par les Allemands. La Première guerre fut pour De Gaulle une prise de conscience du caractère total de l’engagement guerrier, un choc avec la modernité, et surtout une plongée dans le doute : parce qu’il fut prisonnier de 1916 à la fin du conflit, Charles de Gaulle conçut une frustration personnelle extrême de ne plus pouvoir combattre et tenta à cinq reprises de s’évader. Contraint à l’inaction, il rêva d’agir. Obligé d’être un observateur lointain d’événements qui le dépassaient, il voulut les comprendre et les influencer, ce qui s’avérera effectif vingt ans plus tard.

Jean Jaurès, Gilles Candar et Vincent Duclert. Février 2014, Fayard.

Résumé de l'éditeur : Figure majeure de l’histoire française et européenne, personnage central de la République et du socialisme, premier mort de la Grande Guerre par son assassinat le 31 juillet 1914, héros du Panthéon depuis 1924, Jean Jaurès (1859-1914) ne bénéficie pourtant pas d’une biographie à la hauteur de sa place dans l’histoire contemporaine. C’est chose faite aujourd’hui avec l’ouvrage des historiens Gilles Candar et Vincent Duclert, qui orchestre les sources les plus vastes tout en restituant les acquis les plus récents de la recherche. Se dessine un portrait passionnant de ce brillant normalien, philosophe, professeur, plus jeune député de France, grand orateur et journaliste pénétrant, patriote internationaliste, fondateur du socialisme démocratique, aux avant-postes de la République. Son attention constante à la question sociale l’amène à s’engager dans de très nombreuses luttes ouvrières, paysannes, syndicales, intellectuelles. Ses écrits innombrables témoignent de ce choix de la justice et de la cause de l’humanité. Ce livre défend une interprétation de l’homme et de son action dans l’étude du combat politique, intellectuel et moral qui entraîna Jaurès tout au long de son existence, et même par-delà sa mort puisque sa mémoire continue d’agir puissamment sur les représentations contemporaines. Jaurès est un symbole pour les sociétés, un emblème à gauche, parfois disputé à droite, une icône aussi pour des générations de militants, un objet d’étude enfin, sans cesse renouvelé.

Alexandre Zinoview, un peintre russe sur le front français (1914-1918), collectif de l'Historial de la Grande Guerre de Péronne, éditions Gallimard, juin 2017.

Quatrième de couverture: Alexandre Zinoviev est né en Russie en 1882. Peintre, graveur, artiste éclectique, il s’installe à Paris en 1908 en plein cœur du Montparnasse bohême, côtoyant Picasso, Modigliani ou Diego Rivera – qui peindra son portrait. Si Zinoviev participe pleinement au bouillonnement artistique de l’époque, exposant dans les différents Salons, c’est aussi un espion à la solde des services secrets russes. Quand éclate la Première Guerre mondiale, Zinoviev s’engage. Russe, il est versé à la Légion étrangère et part sur le front de Champagne, avant d’intégrer l’Ambulance russe, puis le Corps expéditionnaire russe. Fin 1918, Zinoviev parvient à quitter le front et part aux États-Unis avec une délégation de la Légion étrangère afin de promouvoir le nouvel emprunt de guerre auprès des citoyens américains.

© Gallimard

Un postier dans la Grande Guerre, Augustin-Alphonse Marty, réformateur de la Poste militaire, Sébastien Richez, éditions Groupe La Poste, automne 2017.

Ce récit biogaphique dévoile la destinée d'un homme salvateur. Il a contribué à éviter une faillite morale menaçant la nation à la fin de l'année 1914.
Haut-fonctionnaire, postier, aveyronnais: Augustin-Alphonse Marty fait s'entrecroiser des dimensions administratives, culturelles et humaines toutes mises à l'épreuve par la Grande Guerre. Alors que la course à la mer fait place à une guerre des tranchées, le système postal français, qu'il soit civil ou militaire, qu'il se trouve au bord de l'écroulement, réclame des transformations urgentes.

A la tête de l'inspection générale technique de la Poste aux armées, Marty témoigne d'un puissant esprit de réforme. Il réorganise les mode d'acheminement, introduit davantage de postiers dans la filière militaire, repense l'acheminement des colis postaux et met en application les décisions tarifaires facilitant les échanges de courrier votées par le législateur. Il laisse une trace indélébile en inventant une nouvelle forme d'adressage pour les troupes en campagne: les secteurs postaux, dont le principe perdure de nos jours, facilitent la bonne circulation des flux, tout en répondant aux exigeance du secret militaire. Technicien administratif horps pair? Audacieux grand commis de l'Etat? Fonctionnaire épris d'efficacité? Traversé par ces lignes de caractère, Marty appartient à ceux qui ont permis à la grande histoire de s'accomplir.

© Gallimard
  • « Je fais la guerre ». Clemenceau, le père de la Victoire. Pierre Miquel.
  • La mort du lieutenant Péguy, Jean-Pierre Rioux.
  • Louise de Bettignies, Chantal Antier. Avril 2013, Tallandier.
  • Joffre, Rémy Porte. Février 2014, Perrin.
  • Foch, chef de guerre, Elizabeth Greenhalgh. Septembre 2013, Taillandier (traduction).
  • Ernst Jünger, Julien Hervier. Janvier 2014, Fayard.
  • Jaurès, La politique et la légende, Vincent Duclert. Septembre 2013, Autrement.
  • La Première Guerre de Charles de Gaulle, Frédérique Neau-Dufour. Octobre 2013, Taillandier.
  • Jean Jaurès, Gilles Candar et Vincent Duclert. Février 2014, Fayard.
  • Couverture du livre
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