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La Belgique dans les collections de l'ECPAD

Pervyse, Flandre-Occidentale : une tombe près des tranchées, 8 août 1917. Photographe : Albert Moreau.
© ECPAD
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

En août 1914, la Belgique neutre est plongée dans la guerre suite à l’invasion de son territoire par l’armée allemande. Suivant le plan Schlieffen, l’armée allemande entre en Belgique dès le 4 août 1914. Les forces d’Albert 1er opposent une résistance acharnée, malgré leur infériorité numérique. Les sièges des villes de Liège (5-16 août 1914) et d’Anvers (28 septembre-10 octobre 1914), engendrant le sacrifice de leurs combattants, permettent aux forces alliées de s’organiser pour stopper l’avancée allemande. Le 20 août, Bruxelles tombe aux mains des troupes allemandes. Acculées, les forces commandées par le roi Albert 1er trouvent refuge le long du littoral ouest, dans la région de Nieuport. Les dernières forces belges rescapées, soit soixante mille hommes, combattent lors de la bataille décisive de l’Yser (octobre 1914) où, pour enliser l’adversaire, le commandement belge provoque l’inondation de toute la plaine par l’ouverture des vannes qui protègent les terres basses. Cette décision, associée à la résistance des forces belges et françaises, permet à cette partie du front d’être figée pour les quatre années qui suivent, laissant aux combattants des conditions de vie éprouvantes.

Les archives de la SPCA contiennent de nombreux reportages sur la Belgique mais peu sur l’armée belge. En effet, les troupes françaises et britanniques sont également présentes en Belgique pour maintenir le verrou placé en octobre 1914 par les troupes d’Albert 1er. Les reportages filmés et photographiés relatent donc les conditions de vie des combattants stationnés dans les secteurs de Nieuport, entouré des dunes de sables, ou d’Ypres, marqué par les offensives successives allemands et alliées. Une centaine de reportages photographiques montrent la présence des soldats belges sur le front entre 1915 et 1917. Peu d’images existent en fin de compte mais beaucoup témoignent du sacrifice consenti par les soldats belges, isolés sur leur territoire occupé par l’ennemi et privés des leurs. De nombreux sujets filmés montrent les destructions et les conditions de vie des combattants français et belges stationnés dans la ville de Nieuport et ses environs, aménagés en bastions défensifs. Deux films documentaires sont entièrement consacrés à la ville dévastée par les bombes (14.18 A 1165 et 14.18 A 1166).

La représentation diplomatique est largement suivie par les opérateurs de l’armée. En effet, de nombreuses images ont été réalisées lors de visites officielles du roi Albert 1er et de son épouse Élisabeth sur le front. D’autres images montrent également le rôle occupé par les diplomates belges lors des conférences des alliés organisées à Paris.

L’année 1918 est marquée par le retour à la guerre de mouvement. Après quatre années de torpeur, le front belge s’anime à nouveau avec le déclenchement de l’offensive générale des alliées du mois d’octobre 1918, qui voit la percée définitive du front. Des reportages témoignent de cette action qui aboutit à la libération des grandes villes belges, telles que Gand et Bruges. L’entrée du couple royal à Bruxelles le 18 novembre 1918 marque l’apothéose de cette reconquête, fixée sur pellicule et plaques de verre par les opérateurs de l’armée française. De rares documents existent sur les derniers jours de présence en Belgique de l’armée allemande qui, après la signature de l’armistice, est contrainte à quitter le territoire sous le regard de la population.

Si vous souhaitez recourir aux images de l'ECPAD pour mener à bien vos projets culturels, vous pouvez consulter les images en médiathèque, commander les images ou commander une prestation.

Les archives de la SPCA sur la Belgique
Nombre de photographies : 855 (814 clichés montrant l’armée belge, 41 contretypes).
Nombre de films comportant des séquences avec des Belges : 95.