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La base des monuments aux morts

Monument aux morts des armées de Champagne
© Carmen Moya
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Projet né en 2009 à l'initiative d'un groupe d'enseignants-chercheurs de l'université Lille 3, la base de recensement des monuments aux morts portait à l'origine uniquement sur le Nord-Pas-de-Calais. Mais quatre ans plus tard, portés par la dynamique du Centenaire de la Première Guerre mondiale, les acteurs ont vu beaucoup plus grand ; soutenus par la Mission du Centenaire, la base devenue collaborative s'est étendue à toute la France mais aussi la Belgique, et s'enrichit quotidiennement de nouvelles données.

Le projet a débuté à l'université de Lille 3 (UMR IRHiS) en 2009 à l'initiative d'un groupe d'enseignants-chercheurs. Il portait à l’origine sur le Nord-Pas-de-Calais. Une version V1 de la base a été mise en ligne en 2011-2012, avec environ 2000 fiches. Avec le début des appels à labellisation en 2013 lancés par la Mission du Centenaire, une présentation de cette première base a été faite à la Mission, qui a d'emblée décidé de valoriser le projet et d'accompagner son développement. Une convention a ainsi été signée pour élargir la base à toute la France et à la Belgique. Le démarrage officiel de la version V2 de la base s’est fait fin 2013, et a été présenté dans le cadre des Rencontres photographiques d’Arles en 2014. Cette collaboration a permis d'accélérer les dépôts (7 000 monuments au 26 juin 2014), mais aussi de fidéliser un certain nombre de déposants qui nourrissent régulièrement la base. En 2016, l'exposition réalisée pour les Rencontres d'Arles a été installée au Panthéon pour six mois.

Aujourd’hui, le travail de mémoire continue et rassemble toujours autant de participations. Au 26 septembre 2017, le nombre de monuments collectés s’élève à 21 417. Si le travail de saisie s'est majoritairement concentré, en ces temps de commémorations, sur la Grande Guerre (avec 19 014 pour la France, 236 pour la Belgique), les autres conflits ont aussi été pris en compte. D'autres types de monuments sont aussi recensés, telles les plaques dans les églises, les écoles, les bâtiments administratifs, les entreprises… sans oublier les monuments militaires.

> Participer à la base

Un travail de recherche et de collecte est également réalisé sur les auteurs (architectes, sculpteurs, marbriers), ainsi que sur les communes (le maire au moment de la Grande Guerre, la population avant et après la guerre, la vie pendant la guerre).

Pour Martine Aubry, ingénieur de recherche pour le projet depuis son lancement, « L'objectif - peut-être un peu fou -, est de tendre à l’exhaustivité, même si nous le savons la tâche est encore très longue - on peut estimer à 36 000 le nombre de monuments communaux pour la Grande Guerre. »

Les Rencontres du web 14-18

Martine Aubry, ingénieur de recherche à Lille 3, a présenté la base des monuments aux morts lors des Rencontres du Web 14-18 organisées par la Mission du Centenaire, le 17 mars 2017 à Paris. Pour plus d'informations sur cet évènement, cliquez ici.