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Madeleine, l'amour secret d'Apollinaire

Guillaume Apollinaire et Madeleine Pagès
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Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Madeleine, l'amour secret d'ApollinaireSuite au succès remporté par "Madeleine, l'amour secret du poète" en 2016, le théâtre Les Déchargeurs a décidé de reprogrammer en 2017 le spectacle basé sur la correspondance méconnue de Guillaume Apollinaire et Madeleine Pagès, toujours mis en scène et interprété par Alexandrine Serre et Pierre Jaquemont.

Madeleine Pagès a 22 ans lorsqu'elle rencontre Guillaume Apollinaire, le 2 janvier 1915. Répétitrice au lycée de jeunes filles d’Oran depuis 1914, la jeune femme fait la connaissance de Guillaume Apollinaire dans un train en provenance de Nice. Le poète sort d'une permission de 48h, passée dans le Sud en compagnie de Lou, son autre amour passionné. « Les deux voyageurs se plaisent, parlent poésie, échangent leurs adresses, raconte Laurence Campa dans la préface des Lettres à Madeleine (Ed. Gallimard, 2005). Trois mois plus tard, Apollinaire envoie du front de Champagne sa première carte postale à Mademoiselle Pagès. Très vite, leurs lettres prennent un tour badin puis fort tendre. Après les aveux, se développe une relation épistolaire d’une liberté inouïe, fondée sur le mythe du coup de foudre et de l’amour idéal. Comblant toutes les distances, unissant la grave dignité du combattant à la sensualité lyrique de l’amoureux, les lettres d’Apollinaire défendent sans trêve la poésie, la beauté et la vie. »

Leur correspondance s'est étalée entre avril 1915 et septembre 1916. Ci-dessous, l'extrait d'une lettre de Guillaume à Madeleine, datée du 11 août 1915 :

« Je serre votre souvenir comme un corps véritable
Et ce que mes mains pourraient prendre de votre beauté
Ce que mes mains pourraient en prendre un jour
Aura-t-il plus de réalité ?

Car qui peut prendre la magie du printemps ?
Et ce qu’on en peut avoir n’est-il pas moins réel encore
Et plus fugace que le souvenir ?
Et l’âme cependant prend l’âme même de loin
Plus profondément plus complètement encore
Qu’un corps ne peut étreindre un corps

(....)

Vous en souvenez-vous ?
Mon coeur
Allait de porte en porte comme un mendiant
Et vous m’avez fait l’aumône qui m’enrichit à jamais »

Informations pratiques

Du 9 janvier au 27 mars 2017
Les lundis, 18h30
Les Déchargeurs / Le Pôle
3, rue des Déchargeurs
RDC Fond Cour
75001 Paris

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