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Le dirigeant, la vedette et le journaliste : trois hommes de football en guerre

Redstar et Jules Rimet
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Pour beaucoup de sportifs, le conflit signifie la mort, à l’image d’un Jean Bouin fauché dès septembre 1914 ou encore un arrêt définitif de la carrière. Pour d’autres, la guerre offre l’opportunité de prolonger l’action sportive par d’autres moyens. C’est le cas des hommes de football dont la discipline devient le sport-roi des tranchées. Voici, du point de vue français, la guerre de trois figures du football : celles du dirigeant avec Jules Rimet, le futur président de la FIFA ; celle de la vedette, Pierre Chayriguès, premier grand gardien du football français ; celle, enfin, du journaliste, Georges Rozet, converti au football et inventeur, avec d’autres, d’une écriture associant littérature et exploits athlétiques.

Jules Rimet, le dirigeant et ses mitrailleuses                                               

En août 1914, Jules Rimet n’occupe pas encore une place centrale dans le football français et international. Il n’est que le président de la Ligue de football association (LFA), une organisation encore modeste née d’une scission de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA). Certes, Rimet a représenté le Comité français interfédéral (CFI), et donc la France du football, au Congrès de la FIFA à Christania (Oslo) en 1914, mais la balkanisation du football français ne sert pas les positions des footballeurs de l’hexagone. Né en octobre 1873, ce licencié en droit a plus de 40 ans, un âge canonique pour un footballeur. De fait il ne joue plus, mais a-t-il vraiment foulé les terrains de football ? Très tôt, Jules Rimet a embrassé la carrière de dirigeant en créant avec d’autres le Red Star dans le quartier ouvrier de Grenelle, avant de siéger dans les commissions football de l’USFSA. Adepte des préceptes du Sillon de Marc Sangnier, il se veut aussi démocrate et social. À ses yeux, le dirigeant sportif est un homme d’action devant prendre soin de ses ouailles sportives, une ligne de conduite qu’il suit pendant la Grande Guerre sous l’uniforme du sous-officier et du lieutenant.

Mobilisé dans le 22e régiment d’infanterie territoriale comme soldat de seconde classe, Rimet est promu, au mois de février 1915, au grade de sergent, puis de sous-lieutenant en août de la même année et, enfin, au rang de lieutenant en septembre 19171. Ses dons d’organisateur sont vite remarqués par ses supérieurs, en particulier son « esprit pratique qui l’amène à solutionner rapidement et au mieux des intérêts de l’Etat les questions relatives au cantonnement2 ». Mais Rimet ne s’occupe pas seulement de l’intendance. Il se signale également comme officier commandant une section de mitrailleuses. Ce qui lui fait connaître quelques situations difficiles, notamment en mai 1916 dans le secteur de Bislée près de Saint-Mihiel. Le 4 juin 1916, il est cité une première fois à l’ordre de la brigade : « Etant dans un poste délicat, a fait preuve d’une initiative judicieuse, d’un zèle inlassable comme officier mitrailleur. A montré beaucoup de sang froid pendant divers bombardements3. » Il obtient une deuxième citation une semaine après l’armistice, le 18 novembre 1918 : « Le 20-10-18, occupé à déterminer les éléments d’un tir indirect de mitrailleuse et pris sous un violent bombardement ennemi, n’a quitté le terrain qu’après avoir achevé sa tâche. » De fait, Jules Rimet n’a eu de cesse de perfectionner sa connaissance de cette arme particulièrement meurtrière. Il a mis au point, au début de l’année 1916, « un appareil d’évaluation des distances qu’il appelle "télémire" » qu’il voulait « simple, pratique et peu coûteux, afin de permettre à tous, au soldat comme au chef, d’apprécier une distance avec un moindre risque d’erreur4 ». Le 22 mars 1916, le général Collas, commandant de la 15e division d’infanterie félicite Rimet en notant que si « cet appareil ne réalise sans doute qu’un procédé approximatif de mesure des distances, sa simplicité le rend essentiellement pratique et de pareilles initiatives méritent d’être encouragées5 ». Et, deux ans plus tard, à l’issue d’un stage dans un Centre d’instruction divisionnaire, Rimet reste très apprécié par ses supérieurs comme l’écrit le chef de bataillon Guilhot de Lagarde : « Très bon officier mitrailleur, connaît parfaitement ses trois pièces et possède une instruction très complète sur le tir indirect6 ».

Spécialiste de l’usage de la mitrailleuse, Jules Rimet n’en a pas pour autant négligé les affaires sportives. Il soutient notamment le projet de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France et du CFI de faire disputer une Coupe Charles Simon en l’honneur de ce dirigeant catholique tombé près d’Arras en 1915. Il doit subir l’ire de Frantz Reichel, le secrétaire-général de l’USFSA, hostile envers une initiative qui risque de précipiter l’unification du football association au détriment du football rugby. Mais Rimet tient bon et la compétition peut voir le jour en 1917-1918, même si ce n’est pas son Red Star qui remporte la coupe offerte par le président des patronages, le docteur Michaux.

Pierre Chayriguès, la vedette des permissions

Pierre Chayriguez, Sporting, 6 mars 1918Le gardien de but Pierre Chayriguès est un autre membre du club installé aujourd’hui à Saint-Ouen. Il compte, avec l’avant-centre Eugène Maës ou l’arrière Gabriel Hanot, parmi les joueurs les plus célèbres en 1914. Grâce à ses « mémoires » publiés par le quotidien L’Auto en 1929 et dans lesquels il se livre sans fard, c’est aussi l’un de ceux que nous connaissons le mieux aujourd’hui. Loin de vouloir occulter ce qui pourrait apparaître comme une parenthèse dans une longue carrière, Chayriguès consacre le chapitre 5 de son feuilleton 25 ans de football à « La guerre ». Presque 15 ans après l’éclatement du conflit, et alors que les dirigeants français et allemands ont entamé un premier rapprochement, l’ancien gardien de but du Red Star et de l’équipe de France, refuse de se définir comme un « va-t’en guerre ». « Avec quel moral suis-je entré dans la bagarre? – se souvient-il.  Mais, comme presque tous les camarades avec un bon moral, avec un moral de Français qui ne tient pas du tout à se « tabasser » (sic), mais qui n’aimera jamais qu’on vienne l’empêcher de jouer aux billes7. »

Sans doute mis en forme par les rédacteurs du quotidien dirigé par Henri Desgrange, le texte fait ensuite la part belle aux métaphores employées par L’Auto dès les premiers jours d’août et qui assimilent le sport à la guerre. « Mon sac était tellement lourd déjà qu'il ne me vint même pas à l'idée d'emporter maillots, culottes et souliers à crampons – raconte encore Chayriguès. Je fus tout de suite emporté dans le tourbillon, du grand match. Il s'agissait de se défendre et c'était précisément à quoi j'excellais en football8. » Affecté en tant qu’artilleur seconde classe au 39e régiment d’infanterie, Chayriguès traîne « ses guêtres » partout. En particulier dans les Flandres, en 1915, où il gagne un match contre les Tommies « avec, comme orchestre, le bombardement et comme galerie, plusieurs milliers de soldats anglais et français ». On le retrouve ensuite en Champagne, dans la Somme, à Verdun. Mais ce qui retient l’attention du gardien de but de l’équipe de France, ce sont les matchs disputés lors des permissions à « Paname » et qui permettent de joindre l’utile à l’agréable, en retrouvant les joies du stade et… des primes de match. Une forme d’amateurisme marron dénoncée notamment par Victor Breyer, le directeur de L’Echo des Sports. Selon lui, L’Auto et l’hebdomadaire Sporting réclamaient leur dû après chaque match dont ils avaient fait la publicité dans leurs colonnes. « C’est un fait : lors du match d’Association Ligue-Union disputé l’autre dimanche le journal Sporting reçut dix pour cent sur la recette, l’Auto vingt pour cent9! » Et quand la présence de Chayriguès est annoncée par voie de presse, ce dernier touche lui-aussi son obole.

Sans que l’on sache si Chayriguès a reçu de l’argent pour y participer, le plus célèbre de ces matchs de propagande est, sans conteste, la rencontre opposant, le 1er octobre 1916, l’Association Sportive Française à l’équipe représentant le XXe Corps dont Chayriguès garde les buts. Il a fallu l’entregent et le soutien financier de Charles Humbert, le directeur du Journal, pour célébrer cette « noble journée de l’énergie française10 » devant 30 000 spectateurs, le gratin militaire, le ministre de l’Instruction publique Paul Painlevé et Nicolas Ier roi du Monténégro, tous réunis au Parc des Princes, le fief des dirigeants de L’Auto. Si Chayriguès et ses coéquipiers perdent de peu (0-1), ils prennent une éclatante revanche l’année suivante. La rencontre permet à Chayriguès de faire la connaissance de Maurice Boyau, troisième-ligne international de rugby et as de la chasse française. L’union sacrée est aussi celle des deux footballs. Bien que Chayriguès ait pu affirmer dans La Vie au Grand Air que « le rugby c’est aussi du football évidemment, mais déformé, comme la balle qu’ils emploient, évidemment11 », les querelles sont oubliées. C’est même Boyau qui le « pilota alors pour entrer dans l’aviation et se conduisit avec [lui] en camarade charmant12 ». A partir de la fin de l’année 1917, Chayriguès sort donc du front. Son apprentissage de pilote le mène à Dijon, ville qu’il apprécie pour sa relative proximité avec la capitale et où il aménage un stade avec ses camarades sportifs. Il va aussi à Avord, avant d’apprendre la nouvelle de l’armistice à Châteauroux. Si l’aviation est l’arme favorite des champions tels que le boxeur Georges Carpentier, le pilote de course Georges Boillot et le cycliste Octave Lapize, ces deux derniers y laissant leur vie, Chayriguès n’a pas le temps de s’y illustrer. Il ne peut devenir un champion des airs comme son ami Maurice Boyau. « D’une admirable bravoure, jugent en effet les supérieurs du troisième-ligne aile du Stade Bordelais en 1917, et d’une belle valeur morale. Est un pilote d’une habileté exceptionnelle. Réussit aussi bien dans la chasse que dans la reconnaissance photographique ou le bombardement. Compte plus de dix victoires officielles. Entraîne ses camarades d’escadrille et est aussi aimé d’eux qu’il est estimé de ses chefs. Sujet d’élite à pousser13 ». Polyvalent dans le ciel comme il l’était sur un terrain de rugby, Boyau est porté disparu le 16 septembre 1918 après avoir abattu un drachen. Sa « disparition fut l’une des plus vives douleurs de [la] vie14 » de Chayriguès.

Georges Rozet, le journaliste sportif converti au ballon rond

Avant la Grande Guerre, le journaliste Georges Rozet penche plus du côté de Boyau que de Chayriguès. L’homme est notamment connu pour avoir écrit à propos de la première victoire de la France dans le Tournoi des cinq nations en 1911 : « Après trente ans de coups de pied maladroits sur les terrains de football, il arrive qu’un jour les journaux impriment en manchette comme s’il s’agissait d’une guerre européenne : La France a battu l’Ecosse…15 » De fait, on peine à trouver mention du football association dans ses chroniques livrées à l’hebdomadaire nationaliste L’Opinion de 1910 à 1914. L’homme lui-même est un  original. Normalien et agrégé de grammaire, prétendant avoir été le premier à faire pénétrer une bicyclette dans l’école de la rue d’Ulm, Rozet quitte l’enseignement pour la carrière de chansonnier à Montmartre, avant d’embrasser celle de journaliste sportif.

Le 3 août 1914, Georges Rozet est âgé de 42 ans. Faisant partie de la classe 1891, il n’est pas mobilisé. Il cherche toutefois à servir sa patrie et s’engage dans le service des automobiles, expérience de deux ans qu’il raconte dans un opuscule intitulé L’Armée des Camions. Souvenirs d’un automobiliste militaire. Il y décrit une autre guerre, celle des « brevets de chauffeurs vieux de quinze ans, rentiers industriels, conducteurs de taxis, qui songent silencieusement à leur famille, à leurs affaires, disent ‘Monsieur’ au brigadier de semaine et ont des cartes de couchage » mais aussi « des  jeunes auxis, des blessés de la réserve, zébrés de brisques, inaptes à l’infanterie, mais dont les pieds ankylosés et les mains à demi amputés valent encore pour l’accélérateur et le levier de vitesses. Il y a même des petits gars de vingt-deux ans, partiellement « amochés », mais pleins de vie16 ». Loin de s’ériger en héros, Rozet décrit ses classes au DMAP « Dépôt du Matériel Automobile et du Personnel-Défense de Marcher A Pied, traduisent les loustics…17 » sur un mode humoristique, brocardant cette unité de planqués qui ravitaillent Verdun par la Voie sacrée : « Et le soir, au rata, raconte-t-il plaisamment, le boutiquier qui n’a jamais fait qu’auner au calicot, le petit chassebi, qui est tout au plus monté à bicyclette, le cultivateur qui n’a jamais dépassé la vitesse de sa charrue se regardent déjà d’un air vaniteux et complice. Et c’est un auxi, clerc d’avoué dans le civil, qui lâche négligemment la formule attendue : - Nous autres, automobilistes militaires…18 »

Si le récit de la guerre automobile de Georges Rozet renvoie à un genre déjà courant pendant le conflit, celui du témoignage auquel sacrifie également Victor Breyer, le directeur de L’Echo des Sports19, il le fait sortir de l’optique intellectuelle et élitiste adoptée dans L’Opinion. Au contact de la réalité de la guerre, le sport devient davantage un moyen de soulager et d’oublier que de mobiliser. Une optique qui mène tout droit au sport des poilus, le football association. Cette perspective nouvelle est renforcée par son passage à L’Œuvre. Ce quotidien dirigé par son camarade d’école Gustave Téry et volontiers anticonformiste, veut lutter contre le « bourrage de crâne », en lançant des campagnes comme celle de Paul Meunier en 1915 contre la justice militaire. C’est dans cette perspective, mais sur un mode mineur, qu’il faut replacer la campagne lancée par Rozet en faveur de la fourniture de matériel sportif. En 1917, Rozet a en effet intégré les missions de presse lancées par l’Etat-major pour satisfaire la curiosité des correspondants de guerre tout en la contrôlant[20]. Il peut se faire le propagandiste de son « œuvre du ballon », même si le propos n’est pas nouveau.

La série d’articles publiée par Rozet présente toutefois deux originalités. Son activisme sportif est tout d’abord récompensé, comme le rappelle Arnaud Waquet dans l’épisode précédent de ce feuilleton. Et si la croisade sportive est authentique, les 17 articles consacrés au ballon du soldat permettent aussi de critiquer la conduite de la guerre sur un sujet moins sensible mais qui n’en consent pas moins de ressasser les thèmes de l’opposition du front et de l’arrière, des embusqués ou de l’impéritie des ronds de cuir. Ainsi le 29 mai 1917, Rozet avertit : « Vous, l’élégant auxiliaire, sanglé et botté ; vous, la marraine inconnue dont les tiges ne montent jamais assez haut, vous devez un don propriatoire au combattant qui, pour se tenir en forme, ne demande qu’un ballon. S’il est un ‘cuir’ national, c’est celui-là21. » 

Lectures pour tous, 1er février 1917L’Œuvre n’est toutefois pas le seul périodique auquel collabore Rozet pendant le conflit. La guerre est favorable à la librairie Hachette qui renforce ses positions. Malgré le conflit qui oppose vite Gustave Téry à Hachette, Rozet collabore avec Lectures pour tous. Il peut, dans une quinzaine d’articles parus entre 1916 et 1918, actualiser des sujets déjà abordés avant 1914 : la nécessaire intervention étatique dans le champ du sport, le redressement de la « race », la construction de stades et la préparation de l’après-guerre. L’article « Ce que la guerre a fait pour le sport », paru le 1er février 1917, synthétise ce panégyrique du sport et du football qui « ne devront plus être seulement une mode, un jeu, un divertissement, mais un élément essentiel de l’éducation nationale. » Et Rozet d’ajouter que « Les Lectures pour tous » tiendront à honneur de contribuer autant qu’elles le pourront à leur propagande et à leur organisation méthodique. »

Derrière le panégyrique se dévoile l’intention commerciale. Si le périodique vante notamment les mérites du football association, c’est qu’il a signé un contrat de partenariat avec le Comité français interfédéral dans le cadre de la Coupe Charles Simon. L’accord stipule que Hachette verserait une somme de 5 000 francs « destinée à assurer en tout ou en partie les frais divers qu’entraîner[ait] pour le CFI cette organisation et notamment les frais de déplacement des équipes », sans compter les breloques offertes aux joueurs des deux équipes finalistes et un trophée en réduction22. La conversion de Georges Rozet aux mérites du football association signale par conséquent le flair du journaliste soucieux de rester dans le sillage de sujets porteurs et d’une compétition d’avenir. Elle rend aussi compte de la standardisation culturelle à l’œuvre également dans le sport par la guerre, avec, pour vecteur principal, le ballon rond.

 

1 Service historique de la défense (SHD), 5 YE 146357.
2 Ibid., Mémoire de proposition à la légion d’honneur 1918.
3 Ibid., Livret matricule d’officier, Rimet.
4 Jean-Yves Guillain, La Coupe du monde de football. L’œuvre de Jules Rimet, Paris, Amphora, 1998, p. 33.
5 Service historique de la défense (SHD), 5 YE 146357, Copie certifiée conforme des courriers concernant le télémètre.
6 Ibid., Centre d’instruction divisionnaire, Notes données par le commandant du CID à un officier qui rejoint son unité le 3e BMP.
7L’Auto, 15 mars 1929.
8 Ibid.
9 « Marchands du temple! », L’Echo des Sports, 26 décembre 1917.
10 Le Journal, 2 octobre 1916.
11 La Vie au Grand Air, 14 mars 1914.
12 L’Auto, 15 mars 1929.
13 Service historique de la défense (SHD), 5 YE 121 407.
14L’Auto, 15 mars 1929.
15 ROZET Georges, La Défense et Illustration de la Race Française, Paris, Librairie Félix Alcan, 1911.
16 Georges Rozet, L’Armée des Camions. Souvenirs d’un automobiliste militaire, Paris, A l’Œuvre, 25, rue Royale, Paris, s.d., 45 p. 4.
17 Ibid., p. 3.
18 Ibid., p. 8-9.
19 Cf. Victor Breyer, Les Flandres en khaki, notes de guerre d’un interprète français à l’armée britannique, Paris, L’Edition française illustrée, 1917.
20 Jean-Louis Maurin, Combattre et informer. L’armée française et les médias pendant la Première Guerre mondiale, Monts, Editions Codex, 2009, p. 88-90.
21 « Des ballons ! Des brodequins ! », L’Œuvre, 29 mai 1917.
22 Texte du contrat signé entre le CFI et Hachette le 3 mars 1917, reproduit dans Cinquantenaire de la Coupe de France de football: 1917-1967, Paris, Amphora, 1967, p. 27-28.