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Le Nord-Pas de Calais dans les photographies de John Foley

Le photographe John Foley et Anne Roze ont parcouru depuis plus de 15 ans le front ouest de la Grande Guerre. Au-delà des mémoriaux et des cimetières, ils ont découvert les cicatrices encore visibles dans la terre et le paysage. Au fil des années, ces vestiges souvent délaissés sont sortis de leur oubli grâce au travail des territoires et des associations. Ces traces poignantes témoignent des conditions extrêmes du quotidien des milliers de jeunes gens venus de tous les continents et nous incitent à réfléchir à cet événement majeur de l'Histoire.

J. Foley et A. Roze sont les auteurs de plusieurs livres sur la Grande Guerre (Les Lieux de la Grande Guerre, RMN 1997, Les Champs de la Mémoire, Le Chêne 1998, L'Artois et La Somme, 2006 et 2007). Ils sont les membres fondateurs de l'association « Les Champs de la Mémoire ».

N.B. Certaines photographies sont suivies de la date à laquelle elles ont été prises, certains lieux ayant pu depuis subir des modifications.

Artois. Le cimetière allemand d'Illies où sont enterrés des soldats allemands et quatre autrichiens-hongrois  victimes des combats de la « course à la mer » de fin 1914 et du début de 1915. 1/2
Artois. Le cimetière allemand d'Illies où sont enterrés des soldats allemands et quatre autrichiens-hongrois victimes des combats de la « course à la mer » de fin 1914 et du début de 1915. 1/2
© John Foley / ChdlM
Artois. Le cimetière allemand d'Illies où sont enterrés des soldats allemands et quatre autrichiens-hongrois victimes des combats de la « course à la mer » de fin 1914 et du début de 1915. 2/2
© John Foley / ChdlM
Artois. L'un des cimetières de la bataille de Loos-en-Gohelle, où furent inhumés ensemble soldats français britanniques tombés lors de l'offensive de septembre 1915. En arrière-plan, les terrils du bassin minier, alors aux mains des Allemands.
© John Foley / ChdlM
St-Mary's Cemetery à Haisnes, à proximité de Loos-en-Gohelle, où a été ensevelie la dépouille de John Kipling, le fils de l'écrivain.
© John Foley / ChdlM

Artois. St-Mary's Cemetery à Haisnes. La tombe de John Kipling. Le fils de Rudyard Kipling, âgé de 17 ans et bien que souffrant d'une mauvaise vue, s'engagea en 1915. Il fut tué dès septembre à la bataille de Loos et porté disparu. L'auteur de « Tu seras un homme mon fils » parcourut les champs de bataille de la région à la recherche du corps de son fils et mourut sans pouvoir le retrouver. Ses restes furent finalement déterrés par un paysan labourant son champ et identifiés grâce à sa plaque, en 1991... C'est à R. Kipling que l'on doit l'épitaphe des soldats inconnus: “Know undo God only” (“Connu de Dieu seul”).

© John Foley / ChdlM
Les fresques sculptées du monument aux morts d'Arras. Des paysans devenus soldats.
© John Foley / ChdlM
Les fresques sculptées du monument aux morts d'Arras. Des paysans devenus soldats.
© John Foley / ChdlM

Artois. La colline de Notre-Dame-de-Lorette (2007). C'était, à proximité d'Arras, l'une des collines stratégiques. Tenue d'abord par les Allemands, elle fut partiellement reprise en 1915 par les Français. 180 000 hommes tombèrent en un an sur cet éperon transformé en charnier où s'entassaient  les corps déchiquetés. Au-dessus de la plaine de Souchez s'élève la statue du général Maistre, qui mena les assauts de 1915 et atteignit le sommet de la crête principale.

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Artois. La nécropole de Notre-Dame-de-Lorette (2007). Aujourd'hui s'y trouve la plus grande nécropole française. Plus de 40 000 corps reposent autour de la basilique et de la Tour Lanterne. A côté des alignements de croix et des tombes musulmanes, les 8 ossuaires contiennent les restes de 22000 soldats inconnus.

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Artois. La nécropole de Notre-Dame-de-Lorette (2007). Le Carré musulman.
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Artois. Le cimetière de Cabaret Rouge au pied de la colline de Notre-Dame-de-Lorette (2006). L'Artois compte plus de 900 mémoriaux ou cimetières où reposent les soldats du Commonwealth.
© John Foley / ChdlM

Artois. Le cimetière de Cabaret Rouge au pied de la colline de Notre-Dame-de-Lorette (2006). Au-delà du muret qui enserre les stèles blanches, les labours : une image familière dans la campagne d'Artois que ces tombes au milieu des sillons. Non loin de là se trouvent aussi le cimetière allemand de Neuville-Saint-Vaast – le plus grand de France - et le cimetière national français de La Targette.

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Artois. Mémorial indien de Neuve-Chapelle (2006).  Les Indiens furent engagés dès 1914 en Artois. Ils participèrent en 1915 à la bataille d'Aubers, où ils perdirent 4047 hommes sur 11652, puis à celle de Loos, où plus de 3000 d'entre eux tombèrent en un jour. Ils furent ensuite transférés sur d'autres fronts.

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Le Mont Saint-Eloi. Les tours de l'ancienne abbaye, lors des batailles d'Arras, servirent d'observatoire aux Français.
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Fromelles. Ce parc memorial cher aux Australiens a été inauguré en 1998.
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Artois. Fromelles. Le monument australien (2006). Lors de la bataille de la Somme, les Britanniques lancèrent une opération de diversion sur la petite crête de Fromelles : 7000 hommes tombèrent en 24h, Australiens pour la plupart. La statue rend hommage à l'héroïsme du Sergent Fraser, engagé volontaire, qui  alla rechercher sous le feu ennemi des camarades blessés dans le no man's land. 

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Fromelles. Sur le mur du Mémorial, les noms des soldats non identifiés.
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Arras. La carrière Wellington (2006). La ville occupée dès août 14 fut libérée par les régiments bretons et les tirailleurs sénégalais, mais constamment bombardée et vidée de ses habitants. Dans les carrières de pierre datant du Moyen-Age de son sous-sol, les unités spéciales néo-zélandaises aménagèrent un cantonnement pour préparer l'attaque de 1917 sur la colline de Vimy. 24000 soldats y vécurent en attendant l'assaut. Certains y dessinaient leurs rêves sur les parois de pierre.

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Vimy. Le tracé des tranchées se distingue encore nettement à proximité de la crête.
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Le Parc franco-canadien de Vimy (photos de 1996 à 2007). La colline de Vimy qui surplombait le bassin minier fut un enjeu durant trois ans. Les Allemands l'occupaient depuis fin 14. Après l'échec d'une attaque en 1915, elle fut finalement reprise en avril 17 par le Corps Canadien. L'attaque commença par l'explosion de plusieurs fourneaux de mines, placés au bout de longs tunnels sous les lignes allemandes. 1/2

© John Foley / ChdlM

Le Parc franco-canadien de Vimy (photos de 1996 à 2007). La colline de Vimy qui surplombait le bassin minier fut un enjeu durant trois ans. Les Allemands l'occupaient depuis fin 14. Après l'échec d'une attaque en 1915, elle fut finalement reprise en avril 17 par le Corps Canadien. L'attaque commença par l'explosion de plusieurs fourneaux de mines, placés au bout de longs tunnels sous les lignes allemandes. 2/2

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Le Parc franco-canadien de Vimy (photos de 1996 à 2007). L'un des grands cratères creusés par les gigantesques explosions de mines de l'attaque de 1917. Dans la lumière du nord règne aujourd'hui dans ces lieux une impression de douceur et de paix...

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Le Parc franco-canadien de Vimy (photos de 1996 à 2007). Dans le parc du Mémorial de Vimy, les Canadiens plantèrent 11285 arbres qu'ils firent venir de leur pays, un pour chaque soldat de leur pays dont le corps n'a pu être retrouvé.
© John Foley / ChdlM

La colline de Vimy qui surplombait le bassin minier fut un enjeu durant trois ans. Les Allemands l'occupèrent dès la fin 14 et on ne cessa de s'y battre. Après l'échec d'une attaque française en 1915, elle ne fut reprise qu'en 1917 par les Canadiens, auxquels est dédié le monument construit sur son sommet.

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Vimy. Le Mémorial franco-canadien. Les deux hautes statues qui s'élancent vers le ciel symbolisent le Canada et la France. Il est orné de plusieurs statues représentant la douleur et le deuil, mais aussi l'espoir de paix.
© John Foley / ChdlM

Le Mémorial franco-canadien. Deux hautes colonnes de pierre blanche s'élancent vers le ciel au sommet de la colline. Elles symbolisent Le Canada et la France. Inauguré en 1936, le monument franco-canadien est orné de plusieurs statues représentant la douleur et le deuil, mais aussi l'espoir de paix.

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Vimy. La statue de la femme en deuil. Face à la plaine de Lens et au bassin minier, cette femme qui pleure les morts au combat est tournée vers l'est et l'aube d'un jour nouveau.
© John Foley / ChdlM

Vimy. Au pied des tombes, et sur les plis de pierre de la statue, les coquelicots du souvenir. Un symbole que l'on retrouve dans tous les cimetières britanniques: celui de la fleur rouge des coquelicots que les soldats virent en sortant dans le no man's land lors de la grande attaque de la Somme, l'été 1916. 1/2

© John Foley / ChdlM

Vimy. Au pied des tombes, et sur les plis de pierre de la statue, les coquelicots du souvenir. Un symbole que l'on retrouve dans tous les cimetières britanniques: celui de la fleur rouge des coquelicots que les soldats virent en sortant dans le no man's land lors de la grande attaque de la Somme, l'été 1916. 2/2

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Artois. Le cimetière de Zouave Valley, au pied de Vimy. Ce surnom fut donné au lieu-dit d'où partirent les hommes de la Division Marocaine en 1915 dans la première tentative pour conquérir la colline. Dans cette petite nécropole exposée aux combats reposent des Britanniques tués en 1916 et lors de l'attaque de 1917.

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Artois. Bunker près d'Aubers (2007). C'est l'un de ceux que construisirent les Allemands lorsqu'ils décidèrent en 1917 de se replier sur une nouvelle ligne de défense, la ligne Hindenburg. Ses fortifications de béton subsistent au milieu des champs.

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Bunkers près d'Aubers. Ces fortifications de béton subsistent en plein milieu des champs.
© John Foley / ChdlM
Le bunker où aurait séjourné Hitler.
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Artois. Cambrai. Le cimetière de la route de Solesmes. Il fut construit en 1917 à la sortie de la ville pour suppléer aux nécropoles qui existaient déjà. Il y avait tellement de morts sur les champs de bataille et dans les hôpitaux de la ville qu'il fallait trouver d'autres terrains. Destiné aux soldats allemands à l'origine, il fut vite décidé qu'on y enterrerait les corps de tous les soldats, quelle que soit leur nation d'origine. Et les stèles anglaises ou françaises y côtoient les tombes germaniques.

© John Foley / ChdlM

Artois. Cambrai. Le cimetière de la route de Solesmes. Il fut construit en 1917 à la sortie de la ville pour suppléer aux nécropoles qui existaient déjà. Il y avait tellement de morts sur les champs de bataille et dans les hôpitaux de la ville qu'il fallait trouver d'autres terrains. Destiné aux soldats allemands à l'origine, il fut vite décidé qu'on y enterrerait les corps de tous les soldats, quelle que soit leur nation d'origine. Et les stèles anglaises ou françaises y côtoient les tombes germaniques.

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Le monument aux morts de Laventie. Il est l'oeuvre du sculpteur Real del Sarte, qui fut lui-même l'un des combattants de la Grande Guerre où il perdit un bras.
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Arras. Le Mémorial britannique du Faubourg d'Amiens...
© John Foley / ChdlM
  • Artois. Le cimetière allemand d'Illies où sont enterrés des soldats allemands et quatre autrichiens-hongrois  victimes des combats de la « course à la mer » de fin 1914 et du début de 1915. 1/2
  • Artois. Le cimetière allemand d'Illies où sont enterrés des soldats allemands et quatre autrichiens-hongrois  victimes des combats de la « course à la mer » de fin 1914 et du début de 1915. 2/2
  • Artois. L'un des cimetières de la bataille de Loos-en-Gohelle, où furent inhumés ensemble soldats français britanniques tombés lors de l'offensive de septembre 1915. En arrière-plan, les terrils du bassin minier, alors aux mains des Allemands.
  • St-Mary's Cemetery à Haisnes, à proximité de Loos-en-Gohelle, où a été ensevelie la dépouille de John Kipling, le fils de l'écrivain.
  • Artois. St-Mary's cimetery à Haisnes. La tombe de John Kipling. Le fils de Rudyard Kipling, âgé de 17 ans et bien que souffrant d'une mauvaise vue, s'engagea en 1915.
  • Les fresques sculptées du monument aux morts d'Arras. Des paysans devenus soldats.
  • Les fresques sculptées du monument aux morts d'Arras. Des paysans devenus soldats.
  • Artois. La colline de Notre-Dame-de-Lorette (2007). C'était, à proximité d'Arras, l'une des collines stratégiques.
  • Artois. La nécropole de Notre-Dame-de-Lorette (2007). Aujourd'hui s'y trouve la plus grande nécropole française.
  • Artois. La nécropole de Notre-Dame-de-Lorette (2007). Le Carré musulman.
  • Artois. Le cimetière de Cabaret Rouge au pied de la colline de Notre-Dame-de-Lorette (2006). L'Artois compte plus de 900 mémoriaux ou cimetières où reposent les soldats du Commonwealth.
  • Artois. Le cimetière de Cabaret Rouge au pied de la colline de Notre-Dame-de-Lorette (2006). Au-delà du muret qui enserre les stèles blanches, les labours : une image familière dans la campagne d'Artois que ces tombes au milieu des sillons.
  • Artois. Mémorial indien de Neuve-Chapelle (2006).
  • Le Mont Saint-Eloi. Les tours de l'ancienne abbaye, lors des batailles d'Arras, servirent d'observatoire aux Français.
  • Fromelles. Ce parc memorial cher aux Australiens a été inauguré en 1998.
  • Artois. Fromelles. Le monument australien (2006). Lors de la bataille de la Somme, les Britanniques lancèrent une opération de diversion sur la petite crête de Fromelles : 7000 hommes tombèrent en 24h, Australiens pour la plupart.
  • Fromelles. Sur le mur du Mémorial, les noms des soldats non identifiés.
  • Arras. La carrière Wellington (2006). La ville occupée dès août 14 fut libérée par les régiments bretons et les tirailleurs sénégalais, mais constamment bombardée et vidée de ses habitants.
  • Vimy. Le tracé des tranchées se distingue encore nettement à proximité de la crête.
  • Le Parc franco-canadien de Vimy (photos de 1996 à 2007). La colline de Vimy qui surplombait le bassin minier fut un enjeu durant trois ans.
  • Le Parc franco-canadien de Vimy (photos de 1996 à 2007). La colline de Vimy qui surplombait le bassin minier fut un enjeu durant trois ans.
  • Le Parc franco-canadien de Vimy (photos de 1996 à 2007).
  • Le Parc franco-canadien de Vimy (photos de 1996 à 2007). Dans le parc du Mémorial de Vimy, les Canadiens plantèrent 11285 arbres qu'ils firent venir de leur pays, un pour chaque soldat de leur pays dont le corps n'a pu être retrouvé.
  • La colline de Vimy qui surplombait le bassin minier fut un enjeu durant trois ans.
  • Vimy. Le Mémorial franco-canadien. Les deux hautes statues qui s'élancent vers le ciel symbolisent le Canada et la France. Il est orné de plusieurs statues représentant la douleur et le deuil, mais aussi l'espoir de paix.
  • Le Mémorial franco-canadien. Deux hautes colonnes de pierre blanche s'élancent vers le ciel au sommet de la colline.
  • Vimy. La statue de la femme en deuil. Face à la plaine de Lens et au bassin minier, cette femme qui pleure les morts au combat est tournée vers l'est et l'aube d'un jour nouveau.
  • Vimy. Au pied des tombes, et sur les plis de pierre de la statue, les coquelicots du souvenir.
  • Vimy. Au pied des tombes, et sur les plis de pierre de la statue, les coquelicots du souvenir.
  • Artois. Le cimetière de Zouave Valley, au pied de Vimy.
  • Artois. Bunker près d'Aubers (2007). C'est l'un de ceux que construisirent les Allemands lorsqu'ils décidèrent en 1917 de se replier sur une nouvelle ligne de défense, la ligne Hindenburg.
  • Bunkers près d'Aubers. Ces fortifications de béton subsistent en plein milieu des champs.
  • Le bunker où aurait séjourné Hitler.
  • Artois. Cambrai. Le cimetière de la route de Solesmes. Il fut construit en 1917 à la sortie de la ville pour suppléer aux nécropoles qui existaient déjà.
  • Artois. Cambrai. Le cimetière de la route de Solesmes. Il fut construit en 1917 à la sortie de la ville pour suppléer aux nécropoles qui existaient déjà.
  • Le monument aux morts de Laventie. Il est l'oeuvre du sculpteur Real del Sarte, qui fut lui-même l'un des combattants de la Grande Guerre où il perdit un bras.
  • Arras. Le Mémorial britannique du Faubourg d'Amiens...
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Auteur
  • John Foley
    Photographe
Diaporama (série d'images thématique)