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La Somme dans les photographies de John Foley

Le photographe John Foley et Anne Roze ont parcouru depuis plus de 15 ans le front ouest de la Grande Guerre. Au-delà des mémoriaux et des cimetières, ils ont découvert les cicatrices encore visibles dans la terre et le paysage. Au fil des années, ces vestiges souvent délaissés sont sortis de leur oubli grâce au travail des territoires et des associations. Ces traces poignantes témoignent des conditions extrêmes du quotidien des milliers de jeunes gens venus de tous les continents et nous incitent à réfléchir à cet événement majeur de l'Histoire.

J. Foley et A. Roze sont les auteurs de plusieurs livres sur la Grande Guerre (Les Lieux de la Grande Guerre, RMN 1997, Les Champs de la Mémoire, Le Chêne 1998, L'Artois et La Somme 2006 et 2007). Ils sont les membres fondateurs de l'association « Les Champs de la Mémoire ».

N.B. Certaines photographies sont suivies de la date à laquelle elles ont été prises, certains lieux ayant pu depuis subir des modifications.

Somme. Le château de Tilloloy. L'écrivain suisse Blaise Cendrars, engagé volontaire dès août 14, resta un temps avec ses camarades de la Légion Etrangère dans ce secteur de la Somme.

Somme. Le château de Tilloloy. L'écrivain suisse Blaise Cendrars, engagé volontaire dès août 14, resta un temps avec ses camarades de la Légion Etrangère dans ce secteur de la Somme. Un obus emporta un jour la tête de ce lion qui veillait sur le parc du château...

© John Foley / ChdlM

Somme. Le Lochnagar Crater de la Boisselle. L'un des gigantesques cratères dus à l'explosion de mines sous les lignes allemandes qui marqua le commencement de la grande bataille de la Somme, le matin du 1er juillet 1916. C'est le plus grand de tout le front occidental, profond de 100 mètres.

© John Foley / ChdlM

Somme. Le Lochnagar Crater de la Boisselle. Chaque année, pour la date anniversaire de l'offensive, des pélerins britanniques viennent y jeter des coquelicots de papier, le symbole de la bataille de la Somme, devenu pour les Britanniques celui de la mémoire des morts à la guerre.

© John Foley / ChdlM

La colline de Thiepval. Photos de 1997-1998-2006-2007 et 2013. Ce 1er juillet, les jeunes recrues britanniques,  dans le matin ensoleillé, s'élancèrent à partir de la vallée de l'Ancre vers la colline de Thiepval, haute d'une centaine de mètres, persuadés que l'artillerie avait détruit les défenses allemandes. Mais les abris souterrains - aménagés avec électricité et papier peint ! - étaient restés intacts... Ils ne purent s'en emparer que le 25 juillet.

© John Foley / ChdlM

Le Mémorial de Thiepval. C'est le plus grand Mémorial anglais en France, haut de 45 mètres. Il fut élevé au sommet de cette colline qui était l'un des points forts de la défense allemande, et dont le village et le château furent entièrement détruits durant la bataille.

© John Foley / ChdlM

Le Mémorial de Thiepval. Les murs du Mémorial. Sur les 16 pans de murs de ses arches sont gravés les noms des 73357 disparus britanniques des combats de la Somme. Cette grande offensive dont les Alliés espéraient qu'elle percerait le front en quelques jours se prolongea en une longue bataille de 11 mois. 

© John Foley / ChdlM

Un « mounty » dans le parc terre-neuvien de Beaumont-Hamel. La colline de Beaumont-Hamel également avait été transformée en forteresse. C'est le régiment de Terre-Neuve qui devait s'en emparer. Le premier matin, il perdit 801 hommes sur 865.

© John Foley / ChdlM
Une « queue de cochon ». Beaumont-Hamel. Toujours fichée dans la terre, une de ces piques de fer autour desquelles étaient attachés les barbelés en avant des tranchées.
© John Foley / ChdlM

Cimetières britanniques de la Somme. Ovillers (1997). Au milieu des champs, l'un des nombreux cimetières sur la ligne de l'attaque du 1er juillet. Les soldats britanniques furent inhumés, selon la tradition, près de l'endroit où ils tombèrent, sans distinction de classe.

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Cimetières britanniques de la Somme. Le cimetière de Bazentin (2013). On estime à 60 000 morts le nombre de morts, blessés et disparus du 1er juillet 1916 – dont 30 000 dans les premières minutes … Ce fut le jour le plus meurtrier de la guerre. L'attaque de la Somme se poursuivit les jours suivants en direction de Longueval et Bazentin.

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Cimetières  de Longueval et Cimetière de London Cemetery. (2013). Dans les 410 cimetières britanniques de la Somme s'élève la Croix du Sacrifice et, s'ils dépassent plus de 1000 tombes, la pierre du Souvenir portant l'inscription tirée de l'Ecclésiaste « Their name liveth fot evermore », choisie par Kipling. Partout des fleurs sont entretenues au pied des stèles blanches. 1/2

© John Foley / ChdlM

Cimetières  de Longueval et Cimetière de London Cemetery. (2013). Dans les 410 cimetières britanniques de la Somme s'élève la Croix du Sacrifice et, s'ils dépassent plus de 1000 tombes, la pierre du Souvenir portant l'inscription tirée de l'Ecclésiaste « Their name liveth fot evermore », choisie par Kipling. Partout des fleurs sont entretenues au pied des stèles blanches. 2/2

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La croix et le coquelicot du souvenir. Pozières 2006. Celle-ci fut posée contre une paroi du cimetière de Pozières. Parmi les soldats du Commonwealth qui y reposent, des Canadiens et des Néo-Zélandais, mais surtout des Australiens, qui s'illustrèrent en reprenant le village et les deux blockhaus allemands qui dominaient le champ de bataille, au prix de très lourdes pertes.

© John Foley / ChdlM

Obus dans les champs. Durant la bataille de la Somme, des millions d'obus éventrèrent la campagne et la transformèrent en un paysage lunaire. Pour la seule semaine précédant l'attaque, 1200 000 en furent tirés, sur un front de 45 km... De nos jours, ils remontent encore des entrailles de la terre. Les paysans les placent au bout de leurs champs et ils sont ramassés chaque semaine. On prévoit qu'ils peuvent ainsi revenir à la surface pendant plus de 500 ans. 1/2

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Obus dans les champs. Durant la bataille de la Somme, des millions d'obus éventrèrent la campagne et la transformèrent en un paysage lunaire. Pour la seule semaine précédant l'attaque, 1200 000 en furent tirés, sur un front de 45 km... De nos jours, ils remontent encore des entrailles de la terre. Les paysans les placent au bout de leurs champs et ils sont ramassés chaque semaine. On prévoit qu'ils peuvent ainsi revenir à la surface pendant plus de 500 ans. 2/2

© John Foley / ChdlM

Paysage autour de Villers-Bretonneux. Dans ce secteur libéré par les troupes de l'Anzac en 1918 fut utilisée une arme nouvelle qui avait fait son apparition en septembre 1915 : les chars. La campagne, dont la terre était boursouflée et vérolée à la fin de la guerre, a retrouvé sa plénitude et sa sérénité.

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Somme. Monument gallois Le Dragon Rouge. Ce monument honorant la mémoire des soldats du pays de Galles est situé en face du Bois de Mametz qu'ils parvinrent à récupérer en juillet 1916.
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  • Somme. Le château de Tilloloy. L'écrivain suisse Blaise Cendrars, engagé volontaire dès août 14, resta un temps avec ses camarades de la Légion Etrangère dans ce secteur de la Somme.
  • . Somme. Le Lochnagar Crater de la Boisselle. L'un des gigantesques cratères dus à l'explosion de mines sous les lignes allemandes qui marqua le commencement de la grande bataille de la Somme, le matin du 1er juillet 1916.
  • Somme. Le Lochnagar Crater de la Boisselle.
  • La colline de Thiepval. Photos de 1997-1998-2006-2007 et 2013.
  • Le Mémorial de Thiepval. C'est le plus grand Mémorial anglais en France, haut de 45 mètres.
  • Le Mémorial de Thiepval. Les murs du Mémorial. Sur les 16 pans de murs de ses arches sont gravés les noms des 73357 disparus britanniques des combats de la Somme.
  • Un « mounty » dans le parc terre-neuvien de Beaumont-Hamel. La colline de Beaumont-Hamel également avait été transformée en forteresse.
  • Une « queue de cochon ». Beaumont-Hamel. Toujours fichée dans la terre, une de ces piques de fer autour desquelles étaient attachés les barbelés en avant des tranchées.
  • Cimetières britanniques de la Somme. Ovillers (1997). Au milieu des champs, l'un des nombreux cimetières sur la ligne de l'attaque du 1er juillet.
  • Cimetières britanniques de la Somme. Le cimetière de Bazentin (2013).
  • Cimetières  de Longueval et Cimetière de London Cemetery. (2013).
  • Cimetières  de Longueval et Cimetière de London Cemetery. (2013).
  • La croix et le coquelicot du souvenir. Pozières (2006). Celle-ci fut posée contre une paroi du cimetière de Pozières.
  • Obus dans les champs. Durant la bataille de la Somme, des millions d'obus éventrèrent la campagne et la transformèrent en un paysage lunaire.
  • Obus dans les champs. Durant la bataille de la Somme, des millions d'obus éventrèrent la campagne et la transformèrent en un paysage lunaire.
  • Paysage autour de Villers-Bretonneux. Dans ce secteur libéré par les troupes de l'Anzac en 1918 fut utilisée une arme nouvelle qui avait fait son apparition en septembre 1915 : les chars.
  • Somme. Monument gallois Le Dragon Rouge. Ce monument honorant la mémoire des soldats du pays de Galles est situé en face du Bois de Mametz qu'ils parvinrent à récupérer en juillet 1916.
informations
Auteur
  • John Foley
    Photographe
Diaporama (série d'images thématique)