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La Belgique dans les photographies de John Foley

Le photographe John Foley et Anne Roze ont parcouru depuis plus de 15 ans le front ouest de la Grande Guerre. Au-delà des mémoriaux et des cimetières, ils ont découvert les cicatrices encore visibles dans la terre et le paysage. Au fil des années, ces vestiges souvent délaissés sont sortis de leur oubli grâce au travail des territoires et des associations. Ces traces poignantes témoignent des conditions extrêmes du quotidien des milliers de jeunes gens venus de tous les continents et nous incitent à réfléchir à cet événement majeur de l'Histoire.

J. Foley et A. Roze sont les auteurs de plusieurs livres sur la Grande Guerre ( Les Lieux de la Grande Guerre, RMN 1997, Les Champs de la Mémoire, Le Chêne 1998, L'Artois et La Somme 2006 et 2007). Ils sont les membres fondateurs de l'association « Les Champs de la Mémoire ».

N.B. : Certaines photographies sont suivies de la date à laquelle elles ont été prises, certains lieux ayant pu depuis subir des modifications.

Le Boyau de la Mort (1997)

Le Boyau de la Mort (1997). C'est le début de la guerre de tranchées. Celle que l'on voit sur la photo fut creusée à la hâte par les soldats belges en 1915 sur la rive gauche de l'Yser, pour bloquer l'avancée des Allemands qui occupaient Dixmude et la rive droite de la rivière.

© John Foley / ChdlM

Hill 62 à Zillebecke. (1997-1998). Un bout de tranchée britannique sauvegardé. Elle faisait partie de l'ancienne ligne de front du Corps Canadien durant la seconde bataille d'Ypres de 1916. 1/2

© John Foley / ChdlM

Belgique. Hill 62 à Zillebecke. (1997-1998). Un bout de tranchée britannique sauvegardé. Elle faisait partie de l'ancienne ligne de front du Corps Canadien durant la seconde bataille d'Ypres de 1916. 2/2

© John Foley / ChdlM

Hill 62 à Zillebecke. (1997-1998). Lors des combats de la troisième bataille d'Ypres de 1917 - dont on voit ici un tronc d'arbre calciné - les obus déterrèrent d'anciennes tombes allemandes datant des combats de 1915.

© John Foley / ChdlM

Cimetière allemand de Langemark (1998). Au fond, les « Soldats figés dans la douleur », une sculpture d'E.Krieger. 44061 hommes reposent dans ce cimetière, dont 3000 étudiants engagés avec leurs professeurs et tués dans les combats de 1914.

© John Foley / ChdlM

Cimetière allemand de Vladslo (1997-1998). Les soldats reposent sous les arbres, comme dans toutes les nécropoles allemandes où l'environnement végétal est fondamental et renvoie, dans ces "jardins de paix", à la communion de l'Homme avec la Nature propre à la mythologie germanique.

© John Foley / ChdlM

Cimetière allemand de Vladslo (1997-1998). Les corps de 25638 soldats tombés en Flandre ont été regroupés dans ce cimetière. Sur chaque plaque sont inscrits les noms de 20 combattants inhumés ensemble faute de place. Aucun des belligérants au début de la guerre n'avait envisagé tant de morts. 1/2

© John Foley / ChdlM

Cimetière allemand de Vladslo (1997-1998). Les corps de 25638 soldats tombés en Flandre ont été regroupés dans ce cimetière. Sur chaque plaque sont inscrits les noms de 20 combattants inhumés ensemble faute de place. Aucun des belligérants au début de la guerre n'avait envisagé tant de morts. 2/2

© John Foley / ChdlM

La statue des « Parents affligés ». Käte Kollwitz-Schmidt, mère de l'un des jeunes soldats tombés à Dixmude en octobre 14, voulut sculpter le visage de son fils, mais elle n'y parvint pas. Plusieurs années plus tard elle déposa à Vladslo cette oeuvre, dédiée à tous les parents dont les enfants avaient perdu la vie dans la Grande Guerre. 1/2

© John Foley / ChdlM

La statue des « Parents affligés ». Käte Kollwitz-Schmidt, mère de l'un des jeunes soldats tombés à Dixmude en octobre 14, voulut sculpter le visage de son fils, mais elle n'y parvint pas. Plusieurs années plus tard elle déposa à Vladslo cette oeuvre, dédiée à tous les parents dont les enfants avaient perdu la vie dans la Grande Guerre. 2/2

© John Foley / ChdlM

Cratères de mines près de Messines (1998). En 1917, le début de l'offensive britannique sur Messines, au sud du saillant d'Ypres, fut marqué par l'explosion de 19 énormes fourneaux de mines sous les lignes allemandes. Un fracas d'apocalypse dont les échos furent entendus jusqu'à Londres. Les excavations dans la campagne flamande se sont transformées en mares où viennent paître les troupeaux. 1/2

© John Foley / ChdlM

Cratères de mines près de Messines (2000). En 1917, le début de l'offensive britannique sur Messines, au sud du saillant d'Ypres, fut marqué par l'explosion de 19 énormes fourneaux de mines sous les lignes allemandes. Un fracas d'apocalypse dont les échos furent entendus jusqu'à Londres. Les excavations dans la campagne flamande se sont transformées en mares où viennent paître les troupeaux. 2/2

© John Foley / ChdlM

Entouré d'arbres, le Lone Tree Crater est devenu un paisible étang où fleurissent les nénuphars (1997).

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Le Mémorial de la porte de Menin à Ypres (2006). Sur les parois de ses hautes arcades sont inscrits les noms de 54896 soldats britanniques disparus en Flandre - 34984 autres noms sont écrits sur les murs de Tyne Cot. Chaque soir à 20h, les clairons des pompiers belges font résonner sous l'arche la sonnerie aux morts en hommage aux Britanniques qui libérèrent leur ville. 

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  • Le Boyau de la Mort (1997)
  • Hill 62 à Zillebecke. (1997-1998).
  • Hill 62 à Zillebecke
  • Belgique. Hill 62 à Zillebecke
  • Cimetière allemand de Langemark (1998)
  • Cimetière allemand de Vladslo (1997-1998)
  • Cimetière allemand de Vladslo (1997-1998).
  • Cimetière allemand de Vladslo (1997-1998).
  • La statue des « Parents affligés ».
  • La statue des « Parents affligés ».
  • Cratères de mines près de Messines
  • Cratères de mines près de Messines
  • Lone Tree Crater
  • Le Mémorial de la porte de Menin à Ypres
informations
Auteur
  • John Foley
    Photographe
Diaporama (série d'images thématique)