Autour de la Grande Guerre > Expositions > Exposition "Retour aux champs" à Fleuriel

Exposition "Retour aux champs" à Fleuriel

© D.R.
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

La violence des combats pendant la Première Guerre Mondiale a dévasté des terres dont la plupart étaient agricoles avant 1914. Explosions d'obus, bombes non déminées et gaz toxiques ont détruit des hectares de terres, et aujourd'hui encore, les conséquences de la guerre ont une incidence considérable sur notre environnement. Du 14 avril 218 au 14 octobre 2019, l'Historial du Paysan Soldat  présente "Retour aux champs", une exposition qui apporte un éclairage peu étudié de la Grande Guerre, celui de la remise en culture des champs de bataille.

Que sont devenus les 3 millions d’hectares de terre dévastés par la Grande Guerre ? L’exposition explore ce sujet encore très méconnu de la remise en culture des terres et de son impact environnemental. Après quatre années de combats sans précédents, agriculteurs et pouvoirs publics vont devoir déminer et niveler les terrains, reconstituer et relancer la production agricole.

L’État crée une "zone rouge" non cultivable

Si certaines des terres pourront rapidement être restituées aux agriculteurs, d’autres vont poser problème : les secteurs les plus exposés aux combats sont jonchés de cadavres et de munitions non explosées. Considérant qu’une remise en culture excéderait la valeur des terrains, l’État va racheter cette "zone rouge". En Meuse, elle représente 19 571 hectares et touche 46 communes, sur lesquelles un grand nombre d’habitants sera contraint de quitter le territoire. 

Une reconstitution longue et difficile 

Un travail de reconstitution va alors commencer, certaines terres retrouvant leur fonction agricole, d’autres devenant des lieux de mémoire ou des forêts. Les travaux sont immenses, coûteux pour les paysans qui doivent tout reconstruire. De nombreux dispositifs sont créés pour aider la population rurale : indemnités de reconstruction, prêt de matériel, maind’oeuvre de prisonniers de guerre, etc. Pourtant, il faudra attendre les années 30 pour que les régions dévastées par la guerre se relèvent.

Cent ans de pollution

100 ans après, le travail n’est toujours pas achevé et les conséquences de la Grande Guerre se font de plus en plus sentir sur l’environnement. De nombreuses munitions sont encore exhumées quotidiennement sur les terrains agricoles, causant accidents et pollution des sols. Les scientifiques s’inquiètent de cet "héritage toxique", enfoui ou détruit hâtivement dans les années 20, et qui propage aujourd’hui métaux lourds, arsenic, perchlorate dans les sols et les nappes phréatiques. 
 

Informations pratiques

Du 14 avril 2018 au 14 octobre 2019
Historial du paysan soldat
1 Route du Vallon, 03140 Fleuriel
Contact : 04 70 90 22 45

 > En savoir plus