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1989-2017 - Violences - Patrimonialisation - Mise en mémoire

La quatrième période s’inscrit à la fois en continuité et en rupture avec les précédentes. Elle trouve son origine dans les angoisses mémorielles. Elle se développe au moment où on assiste à la disparition des derniers anciens combattants qui occupaient une place importante dans la transmission de l’événement. Le film de Bertrand Tavernier, La Vie et rien d’autre (1989), raconte le recensement des soldats morts dont les corps ont parfois disparu. Il aborde de manière centrale la question du deuil avec ses effets interminables. Mais cette période correspond surtout à la perte de repère des sociétés modernes frappées par des mutations profondes. La chute du communisme donne naissance à de nouvelles réflexions sur l’identité nationale de nombreux pays européens. En outre, la mémoire du premier conflit mondial est réactivée à l’occasion du retour de la guerre en Europe, en Yougoslavie, entre 1991 et 2001. À Sarajevo, là où la guerre de 1914 avait justement commencé. Une situation à laquelle un autre film de Tavernier, Capitaine Conan (1997) adapté du roman de Roger Vercel, renvoie à travers la question de la déstructuration de la personnalité engendrée par le combat, ce que la nouvelle historiographie appelle la « brutalisation » du champ de bataille. Enfin, plus proche de nous, ce sont l’accélération de la mondialisation économique ressentie comme un péril, et les déceptions d’une construction européenne malmenée, ainsi que les peurs liées à l’après 11 septembre 2001, qui sont déterminantes pour comprendre le sens des fictions de la Grande Guerre. En ce début de troisième millénaire, le passage du paradigme de l’héroïsation à celui de la victimisation devient plus évident. Des films aussi différents en terme de mise en scène que The Trench (La Tranchée), (2000), de William Boyd, La Chambre des officiers, (2001), de François Dupeyron, Un long dimanche de fiançailles (2004), de Jean-Pierre Jeunet, Joyeux Noël (2005) de Christian Carion, Les Fragments d’Antonin (2006) de Gabriel Le Bomin, ou encore Cessez le feu (2017) d'Emmanuel Courcol ont en commun de s’intéresser avant tout aux conséquences psychologiques, aux traumatismes individuels ou collectifs engendrés par la guerre.

Laurent Véray

La Vie et rien d'autre, Bertrand Tavernier, 1989.

La Vie et rien d'autre, Bertrand Tavernier, 1989, France.

Synopsis : « France 1920. La guerre est terminée depuis deux ans mais ses cicatrices sont encore bien visibles. Le commandant Dellaplane est à la tête du bureau chargé de mettre un nom sur les morts-vivants qui hantent les hôpitaux ou sur les cadavres que l'on découvre encore. Justement, du côté de Verdun, ses services tentent de dégager un convoi sanitaire pris aux derniers jours de la guerre sous l'éboulement d'un tunnel ferroviaire. De partout arrivent des familles, des femmes qui veulent savoir si "leur" disparu ne fait pas partie de ce nouveau lot de cadavres. Parmi elles, deux femmes, de deux milieux différents, l'une Irène à la recherche de son mari, l'autre Alice à la recherche de son fiancé. Alors que l'armée et la nation mettent en route l'opération qui mènera un soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, Dellaplane, Irène et Alice, face aux soubresauts ultimes de la guerre que représente le dégagement dangereux du tunnel, vont, chacun à sa manière, reprendre pied dans la vie. Dellaplane, grâce à l'amour qu'il éprouve pour Irène, oubliera ces milliers de disparus qui le hantent ; Irène acceptera définitivement la mort d'un mari. Et Alice, ayant appris la trahison de son fiancé qui se révèle être le mari d'Irène, oubliera cet amour de guerre et se précipitera vers une nouvelle passion. » (source : Les Fiches du Cinéma.)

Commentaire : « La réussite du film est avant tout d’avoir nourri cette matière première tellement sombre et désepérée d’ironie et d’émotion : l’ironie de cette course aux morts et aux disparus […], l’émotion devant la vie qui renaît plus forte encore, à travers ces femmes qui savent déjà que « l’amour est beaucoup plus que l’amour », comme l’écrivait Jacques Chardonne. En choisissant de nous raconter l’épisode ultime du plus grand traumatisme de notre histoire, Bertrand Tavernier prend délibérément le parti de fêter une victoire bien plus grande et riche d’avenir que celle, bien amère et vaine, du 11 novembre qui n’aura pas maquillé longtemps la ruine d’une nation, la nôtre, et la plongée dans le désespoir et ses ultimes recours du peuple allemand. À cette victoire pour rien, il oppose le triomphe intime et personnel de chacun qui peut, s’il le veut, préférer la vie et l’amour, la vie par l’amour, à la solitude et à la mort. » (source : Daniel Toscan du Plantier, Le Figaro Magazine, 02 septembre 1989.)

Source : Ciné-ressources

Archangel, Guy Maddin, 1990, Canada.

Synopsis : « Le lieutenant canadien Boles arrive à Arkhangelsk pendant la Première Guerre mondiale pour combattre les Allemands, mais il se trouve mêlé aux affrontements entre l'armée impériale et les Bolcheviks. La situation de la ville est tragique, les gaz moutarde provoquent des pertes de mémoire. Le lieutenant arrive à temps pour sauver Geza, le fils de sa logeuse Danchak, ce qui lui vaut en cadeau la jambe artificielle d'un défunt, qu'il peut ainsi substituer à sa jambe de bois. Boles croit ensuite reconnaître en Veronkha, une infirmière russe, une autre femme, Iris, qu'il croyait morte. Le lieutenant belge Philbin, prétend qu'il a été marié à Veronkha le temps d'une nuit de noces inachevée. Boles frappe Philbin alors qu'ils figurent ensemble dans un tableau vivant. Veronkha nie être mariée, semble retrouver la mémoire, se rend avec Philbin à Mourmansk, puis croit reconnaître en Boles qui l'a poursuivie son propre mari avant de le repousser par vengeance. Désespéré, Boles pense qu'il pourrait aimer Danchak, assiste à la mort de Geza qui s'est battu parce qu'il pensait que son père était mort en lâche, alors que celui-ci a étranglé ses ennemis avec ses intestins, comme son fantôme le révèle au fantôme de l'enfant. Le lieutenant unijambiste, s'aidant d'une carte à la manière des chasses au trésor, poursuit sa quête dans le paysage dévasté. » (source : Bibliothèque du film, 1997.)

Commentaire :  « Découverts à l’occasion de la sortie de Careful, Guy Maddin a réalisé ces deux films, « Tales from the Gimli hospital » et « Archangel » avec des bouts de ficelle. Tournés en noir et blanc, rappelant à la fois le cinéma muet, certaines images de l’expressionnisme allemand, Le « Chien andalou » de Bunuel, et « Eraserhead » de David Lynch, « Tales from the Gimli hospital » et « Archangel » tranchent sur l’ordinaire du cinéma. Le choix de Guy Maddin de retourner à une forme de cinéma muet pour filmer des personnages vivant au début du siècle est assez audacieux, et dépasse le simple gadget expérimental. D’une force visuelle étonnante, les films de Guy Maddin se révèlent plus qu’une simple curiosité. » (source : Le Monde 13 mars 1997.)

Source : Ciné-ressources

Capitaine Conan, Bertrand Tavernier, 1995, France.

Synopsis : 1918. Front des Balkans. Pendant que le Lieutenant Norbert combat depuis les tranchées, un petit groupe d'intrépides, conduit par Conan, affronte en avant-garde les Bulgares au corps-à-corps. Bien que rustre, Conan est admiré de tous. Malgré l'armistice, les hommes ne sont pas démobilisés, mais accueillis en pays ami, à Bucarest. L'inactivité et la lassitude les conduisent à commettre de nombreux larcins. Norbert, pour protéger Conan accusé de rixes, devient commissaire-rapporteur de l'Armée. Il découvre que les hommes de Conan ont commis un cambriolage où deux femmes ont été sauvagement massacrées. Il ne peut accepter leur conduite. Conan les protège. Les deux hommes s'affrontent. Les coupables seront condamnés, mais avec clémence. La troupe est enfin mobilisée. Lors d'un assaut bolchevique, Conan, soutenu par les repris de justice, sauve Norbert. Quelques années plus tard, Norbert rend visite à Conan. Il est fini, vidé. Sa vie s'est arrêtée, brisée à jamais. (source : Les fiches du cinéma, 2001.)

Commentaire : « Elle (la guerre de 14-18) me parait contenir toutes les guerres qui ont eu lieu depuis, à la fois la guerre d’extermination moderne et le corps à corps archaïque qu’on a vu récemment encore en Bosnie. Dans ce sens ce n’est pas du passé. Mais c’est aussi du passé, et le passé qui me paraît nécessaire à regarder à une époque où on perd la mémoire. La guerre de 14 a été assez peu traitée par le cinéma. Beaucoup d’aspects en restent inconnus, alors que c’est un tournant capital de notre Histoire. La fin d’une certaine France, le début du pourrissement du pays. Un million et demi de morts, 354 000 disparus, et on s’en est tiré en érigeant des monuments aux morts ! J’éprouve une grande tendresse pour cette France provinciale et paysanne qui a fini là. On la rencontre dans « Capitaine Conan ». » (source : Bertrand tavernier, propos recueillis par Marie-Noëlle Tranchant, Le Figaro, 14 octobre 1996.)

Sources : Ciné-ressources ; Le jeu de l'acteur et la mise en scène de la violence en temps de guerre.

Loin du front, Vladimir Léon et Harold Manning, 1996, France.

Synopsis : I : À la campagne, pendant la guerre 1914-1918, alors que l'on se réjouit de la reprise du fort de Douaumont, le facteur confie à Juliette une lettre importante pour son amie Jeanne : une lettre qui vient du front, mais qui n'est pas de la main de Pierrot, le mari de Jeanne. II : Bernard, un officier au repos à la suite d'une grave blessure se promène avec sa jeune cousine Françoise. Il tente de démystifier les bobards déversés par la propagande tout en exprimant une profonde amertume contre la société et le régime démocratique. Il se déclare néanmoins heureux de retourner au front. III : À l'époque contemporaine, Marc et Vincent, deux jeunes militaires, sont à Paris pour le défilé du 14 Juillet auquel leur régiment doit participer à la suite de récentes opérations militaires. Ils rencontrent au bal Valérie et Juliette, venues passer quelques jours de vacances à Paris. Un sentiment naît entre Juliette et Vincent qu'elle a pris pour un simple conscrit. Vincent, obsédé par un probable retour au front, préfère s'enfuir. (source : Bibliothèque du film, 1998.)

Commentaire : «  Il y a trois raisons de bien aimer Loin du front, de Vladimir Léon et Harold Manning. Les deux premières ont lieu pendant la Grande Guerre (année 1916), le troisième pendant la paix (aujourd’hui). Le film est en effet construit en trois époques et chacune raconte un état permissionnaire. Des soldats en vacance de leur fonction militaire. Et forcément leur exacte contraire, ontologiquement civil : des femmes. […] Ce point de vue féminin dominant dit tout du profond courant pacifiste et contestataire qui inonde le film. […] C’est aussi le charme de ce film que de nous faire songer à d’autres films qui, loin de l’accabler de leur référence, au contraire le font ricocher : Renoir pour le premier épisode, Dreyer pour le second, évidemment Rohmer pour le charme des jeunes filles en fleur du dernier, ou, moins évidemment, le « J’ai froid j’ai faim » de Chantal Akerman. » (source : Gérard Lefort, Libération, 14 janvier 1998.)

Sources : Ciné-ressources ; Archive Loin du front.

Marthe ou la promesse du jour, Jean-Loup Hubert, 1996, France.

Synopsis : Automne 1915 : transpercé d'un coup de baïonnette, Simon est envoyé en convalescence en Bretagne avec ses amis, Henri (amputé d'une jambe) et Lucien, blessé au bras. Il y tombe immédiatement amoureux de Marthe, jeune institutrice qui se donne à lui tandis que le médecin colonel entretient une liaison avec la directrice de l'école. Henri meurt de gangrène gazeuse. Le colonel propose à Simon de le maintenir en convalescence, mais le jeune homme refuse et remonte au front. Marthe (qui est par ailleurs fiancée à un autre soldat, Martin) est enceinte. Martin apprend la vérité. Au cours d'une attaque, Lucien est tué tandis que Simon est porté disparu. Après que l'armistice a été signé, Simon, qui était prisonnier des Allemands, réapparaît et retrouve sa compagne et son jeune fils. (source : Bibliothèque du film, 1997.)

Commentaire : « Marthe laisse en permanence une impression de déjà-vu. Pratiquement toutes les scènes d’anthologie du cinéma sur la Première Guerre mondiale s’y trouvent, et les dialogues en « vrai faux style d’époque » donnent au film un côté pesant et ennuyeux, rendant la démarche du cinéaste confuse. Seule la première séquence de combat, très efficace retient l’attention. » (source : Laurent Véray, La Grande Guerre au cinéma, Ramsay Cinéma, 2008, p 204.)

Source : Ciné-ressources

The Trench (La Tranchée), William Boyd, 1998, Angleterre.

Synopsis : La Somme, 29 juin 1916. Une section de jeunes soldats anglais attend l'assaut. Les hommes bavardent ; parmi eux, le jeune Billy MacFarlane, engagé pour suivre son frère Eddie et un dégourdi qui montre à ses camarades des photos de femmes nues pour un penny. Billy est frappé de la ressemblance de l'une d'elles avec une jeune postière dont il était amoureux. Le lieutenant Harte, qui ne tient que grâce au whisky, informe le sergent Winter que l'attaque est repoussée et qu'ils feront partie de la troisième vague. Eddie et Daventry sont désignés pour la garde de nuit : il faut surveiller avec un périscope, car les meurtrières dans les parapets sont trop dangereuses à cause des snipers. Le lendemain, Eddie accepte un pari stupide : pour deux shillings, il regarde par la meurtrière et reçoit une balle dans la tête. Un colonel leur rend une visite pour être filmé et déclare que l'assaut sera une promenade ; les hommes l'acclament mais Daventry ose crier au colonel que celui-ci n'y sera pas et reçoit une gifle du sergent. De sa patrouille de nuit, le sergent revient avec un prisonnier. Premier juillet, 5 h 30 : l'attaque aura lieu deux heures plus tard, en plein jour, et ils font partie de la première vague. Le lieutenant offre son whisky aux hommes dont la provision de rhum a été pulvérisée. Le sergent est tué dès le début de l'assaut et les autres mourront l'un après l'autre. (source : Les fiches du cinéma, 2000.)

Commentaire : « La sortie de La Tranchée première réalisation du romancier britannique d’Accra, William Boyd, a tout de l’enterrement : une salle, rébarbative (racket à « l’ouvreuse » et petite panne de son de 10 minutes à l’aise), on fait mieux comme lancement parisien. La question du film, sensible dès le prégénérique, n’en ai que mieux posée. Y a-t-il moyen de sauver « la tranchée » ? Réponse historique : non. Personne n’en sortira, nous le savons avant cette veillée d’arme de la « bataille de la Somme », 1916. Réponse cinématographique : oui. Dans son invisibilité, le film efface et sauve peut-être les nouveautés voyantes du moment. Disons d’emblée, par exemple, que des derniers films de guerre parus, du Soldat Ryan et autres Capitaine Conan, Légionnaire ou Légende d’automne à la Ligne rouge (remake de la vraie Ligne rouge de 1964), La Tranchée est désormais notre petit favori, pour la sobriété. » (source : Bayon, Libération, 26 avril 2000.)

Source : Ciné-ressources

La Chambre des officiers, François Dupeyron, 2000, France.

Synopsis : « La mâchoire arrachée par un éclat d’obus lors des premiers jours de la Première Guerre mondiale, Adrien Fournier, lieutenant du Génie, est, avec plusieurs de ses camarades, décoré de la Légion d’Honneur. Envoyé à l’hôpital du Val-de-Grâce, il bénéficie du privilège des officiers soignés dans une salle réservée aux grands blessés. Adrien finit par découvrir son visage défiguré dans le reflet d’une vitre. Il songe alors à se suicider. Le chirurgien de l’hôpital, fasciné par la pratique alors toute nouvelle des greffes de peau, tente sans succès une première opération sur son visage. Quittant l’hôpital au bout de cinq ans, Adrien retrouve sa famille mais sa mère ne peut accepter son nouveau visage. C’est finalement une jeune femme le heurtant avec une portière de voiture, qui le convainc qu’il n’est pas un monstre. » (source : Ciné-club de Caen.)

Commentaire : « Adapté du roman éponyme de Marc Dugain, ce film est consacré aux blessés de la face, les fameuses « gueules cassées ». Le personnage principal […] est placé dans une chambre spéciale avec quelques compagnons d’infortune. La quasi-totalité du film se déroule dans cet espace situé hors du temps. […] Cette proximité est aussi renforcée par l’emploi d’une voix off traduisant les pensées du jeune homme qui ne peut plus parler. Un chirurgien (André Dussolier) l’opère à plusieurs reprises pour tenter de lui reconstruire un visage, ce qui donne l’occasion à Dupeyron d’évoquer pour la première au cinéma le terrible calvaire, tant physique que moral, vécus par les blessés de la face. On retrouve dans son film les résultats des recherches de Sophie Delaporte […] qui a analysé minutieusement les débuts de la chirurgie réparatrice en 14-18 […]. » (source : Laurent Véray, La Grande Guerre au cinéma, Ramsay Cinéma, 2008, pp. 205-210.)

Source : Ciné-ressources

Un long dimanche de fiançailles, Jean-Pierre Jeunet, 2003, France.

Synopsis : En 1919, Mathilde, jeune handicapée, raconte le calvaire vécu dans la tranchée Bingo Crépuscule par quatre condamnés à mort (pour mutilation volontaire). Manech, son amoureux, était l'un d'eux. Depuis deux ans, elle refuse l'évidence de sa mort. Elle engage un détective, Pire, pour le retrouver. Ce dernier remonte les pistes des quatre condamnés : ils furent relâchés dans le no man's land existant entre tranchées françaises et allemandes pour être tués par les Allemands. Des officiers mêlés à leur condamnation sont assassinés par une belle et mystérieuse jeune femme, Tina Lombardi, maîtresse de l'un des condamnés. Pire retrouve Célestin Poux, un cuistot témoin de l'événement, qui balaie les derniers espoirs de Mathilde. Mais la jeune femme apprend d'une Allemande que deux des condamnés ont survécu. Elle insiste alors pour se rendre sur les lieux et y trouve la confirmation que Notre Dame est toujours vivant. Pendant ce temps, Tina Lombardi est arrêtée puis condamnée à mort. Elle confie à Mathilde que le Président avait signé la grâce de leurs hommes, mais elle avait été ignorée par le commandant et ceux qu'elle a tués. Une lettre codée révèle enfin à Mathilde la cachette de Notre Dame. Il lui confirme que Manech a bel et bien échappé à la tuerie. Il vit, amnésique, dans un hôpital. Elle s'y rend et le rencontre à nouveau, comme au premier jour. (source : Les fiches du cinéma, 2005.)

Commentaire : « En ce début de troisième millénaire, on assiste à l’émergence de nouveaux films qui ont tendance à « patrimonialiser » la Grande Guerre. Les deux exemples les plus symptomatiques sont « Un long dimanche de fiançailles », 2004 et « Joyeux Noël », 2005. Leur étude fait en effet apparaître une forme de « muséalisation » de l’Histoire. Non seulement ces deux films ne permettent pas une meilleure compréhension des événements et des enjeux qui les sous-tendent, mais, en accumulant les objets historiques et les détails anecdotiques, et/ou en amalgamant les faits et les idées […] pour faire plus vrai, ils figent au contraire la représentation de la guerre dans une galerie de poncifs dont l’unique objectif serait de répondre aux craintes et aux angoisses actuelles. D’un côté, il s’agit d’évoquer avec nostalgie un temps révolu et son mode de vie idéal ; de l’autre, de trouver dans le passé des raisons d’avoir confiance en l’avenir. » (source : Laurent Véray, La Grande Guerre au cinéma, Ramsay Cinéma, 2008, p. 212.)

Source : Ciné-ressources

Le bataillon perdu, Russell Mulcahy, 2001, film, Etats-Unis.

Synopsis: Ce téléfilm raconte l'histoire de ce que l'on a appelé le bataillon perdu, environ 550 militaires du 308e bataillon de la 77e division de l'armée de terre des États-Unis, commandé par Charles White Whittlesey, dans la forêt d'Argonne au cours de la Première Guerre mondiale, submergé par les forces allemandes en 1918.

Prigionieri della guerra, 1995 ; Su tutte le vette è pace, 1998 ; Oh ! Uomo, 2004, Yervant Gianikian, Angela Ricci Lucchi, film documentaire en trois parties, Italie.

Synopsis : Trilogie sur la Première Guerre mondiale, commencée avec Prisonniers de la guerre, puis sur Les cimes, tout est calme et enfin le dernier volet Oh ! Uomo. À partir d'images d'archives de la Première Guerre mondiale provenant de deux grands empires impliqués dans le conflit, russe et austro-hongrois, le film Prisonniers de la guerre analyse et compare les conditions des prisonniers de guerre et des réfugiés civils des deux camps. Pour le deuxième volet de la trilogie, les réalisateurs ont utilisé des « images d’archives des batailles dans les Alpes entre soldats italiens et autrichiens durant la Première Guerre mondiale, parmi lesquelles les négatifs et les positifs originaux d’un pionnier du cinéma de guerre, Luca Comerio. Et enfin, dans le dernier volet (Oh ! Uomo), les réalisateurs, « à travers la représentation de la violence de l'homme chargée de rage au sortir de la guerre, entreprennent de faire un catalogue anatomique du corps blessé et portent leur attention sur les conséquences du conflit sur l'enfance, de 1919 à 1921. De la déconstruction à la recomposition artificielle du corps humain, ils cherchent à comprendre cette humanité qui se permet d'oublier et de répéter ces horreurs ».  (source : Allociné.)

Commentaire : « L’œuvre des Italiens Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi, avec leur trilogie consacrée à la Grande Guerre est tout à fait intéressante. Depuis une vingtaine d’années, ils font des films dont les images anciennes récupérées dans les cinémathèques européennes constituent la matière unique. Ils ont mis au point une « caméra analytique » qui leur permet d’explorer en profondeur les éléments constitutifs de chaque séquence, plan ou photogramme sélectionné. Un dispositif qui révèle des aspects, des détails de l’image susceptibles d’échapper à notre perception. L’enjeu est d’utiliser de nouvelles possibilités techniques pour mieux voir et aider à comprendre (parfois de façon métaphorique) un passé devenu lointain. […] »

Sources : Laurent Véray, Les images d’archives face à l’histoire, Chasseneuil du Poitou, CNDP, 2011, pp. 271-273 ; Laurent Véray, La Grande Guerre au cinéma, Paris, Ramsay, 2008, p 230-231 ; Laurent Véray, « Les images de la Grande Guerre. Des archives retrouvées pour des hommes oubliés », Matériaux pour l’histoire du temps présent, Paris, BDIC, 2008.

Les Âmes grises, Yves Angelo, 2004, France.

Synopsis : Hiver 1917. À quelques kilomètres des tranchées, une petite ville de l'Est de la France. Dans un canal, la police repêche le corps d'une petite fille, « Belle de jour ». Trois mois plus tôt, une jeune institutrice, Lysia, s'installe dans un pavillon du domaine du procureur Destinat. L'homme est vieux, veuf... et redoutable ! L'un de ses adjoints les plus actifs, le juge Mierck, cruel et hautain, n'affectionne que les affaires sordides. Destinat observe sa locataire, étudie son courrier, et lui découvre un amant, soldat sur le front. Lorsqu'une lettre annonçant la mort de celui-ci parvient au procureur, il décide de la dissimuler. Puis il se ravise, et donne le courrier à l'institutrice. Le soir même, Lysia est retrouvée morte. Tout laisse penser à un suicide. Le policier chargé de l'affaire n'ose pas interroger le procureur. Un soir, un peu plus tard, Destinat est vu en train de discuter avec Belle de jour le long du canal. Au petit matin, on retrouve le corps de celle-ci, noyée. Le policier mène son enquête, tout comme Mierck. Ce dernier met la main sur deux déserteurs. Au terme d'une nuit d'interrogatoire, l'un d'eux se suicide. Le second avoue, et est vite fusillé. Pendant cette nuit, la femme du policier meurt en accouchant. Le policier, qui soupçonnait Destinat, apprend que l'un des déserteurs était un assassin d'enfant en cavale. Il reste seul, avec son bébé. (source : Les fiches du cinéma, 2005.)

Commentaire : « […] Pourtant, malgré les décors soignés, les éclairages impeccables, la seule accumulation des monstruosités et des travers, des catastrophes et des fiascos, finit par constituer une fantasmagorie accablante. Ce n’est plus de la condition humaine que parle le film mais d’une fiction faite pour effrayer (et donc réconforter) dans laquelle le malheur perd son sens à force de régner sans partage. » (source : Le Monde 28 septembre 2005.)

Source : Ciné-ressources.

Joyeux Noël, Christian Carion, 2004, France ; Allemagne ; Grande-Bretagne ; Roumanie ; Belgique.

Synopsis : Décembre 1914 dans le Nord de la France. Côte à côte, deux tranchées, une écossaise et une française. En face : la tranchée allemande. Une semaine avant Noël, au cours d'un assaut, un jeune soldat écossais est tué, sous les yeux de son frère, Jonathan. Le lieutenant français Audebert reçoit la visite de son général, qui lui propose une mutation. L'état-major allemand livre à ses troupes des sapins éclairés pour la nuit de Noël. Sprink, un ténor allemand, simple soldat, doit chanter ce soir-là pour ses supérieurs. Dans la nuit, il retourne dans sa tranchée avec sa maîtresse, Anna, une cantatrice danoise. Sprink entonne Stille Nacht. De la tranchée écossaise, où l'on réveillonne aussi, le pasteur lui répond à la cornemuse. Sprink sort en chantant. La surprise et la crainte passées, tous les hommes sortent et se retrouvent au centre du no man's land. Officiers et soldats fraternisent, échangent rations et parfois souvenirs. Le pasteur dit une messe très œcuménique. Le jour de Noël, les hommes disputent un match de foot, prennent des photos et enterrent leurs morts. Jonathan, lui, reste dans la haine. Mais, si les soldats ont tenté d'oublier la guerre, elle se rappelle bientôt à eux. Les combats reprennent. Peu après, leurs hiérarchies respectives sanctionnent les initiateurs de cette trêve trop fraternelle, considérée comme une trahison. Ils seront mutés, et leur histoire, occultée. (source : Les fiches du cinéma 2005.)

Commentaire : « Joyeux Noël est un film fait avec la mentalité d’aujourd’hui, qui a largement oublié celle de l’époque. De nos jours, on ne veut guère voir que, si la Première Guerre mondiale a été une tragédie, c’est parce que l’immense majorité des belligérants ont été résolus à la faire. Ils pensaient que l’avenir, y compris un avenir sans guerre, dépendait de la victoire et qu’il fallait se battre pour la remporter. C’est plus tard qu’ils ont vu la guerre comme une boucherie inutile. […] Elles (les fraternisations) ont eu lieu spontanément et collectivement à Noël 1914 et, par la suite, en plusieurs endroits du front. Et la tradition du sapin de Noël venue d’Allemagne s’est répandue en France depuis ce moment. […] De là à se balader d’une tranchée à l’autre comme on le voit à l’écran non, c’est vraiment caricatural ! » (source : Annette Becker, propos recueillis par Marie-Noëlle Tranchant, Le Figaro, 09 novembre 2005.)

Source : Ciné-ressources

Les Fragments d'Antonin, Gabriel Le Bomin, 2005, France.

Synopsis : Après avoir vécu l'inévitable et atroce sélection des blessés que devait faire le chirurgien Lantier, et combattu dans l'un des régiments les plus exposés de la Première Guerre mondiale, Antonin, instituteur, aurait pu terminer celle-ci plus tranquillement comme responsable de pigeons voyageurs. Le sort en a décidé autrement, qui en a fait un être psychiquement détruit, véritable zombie que le professeur Labrousse, qui partage avec Lantier un château transformé en hospice, tente de guérir avec une méthode inédite : le contraindre à revivre consciemment les faits terribles qui l'ont ainsi anéanti, pour enfin s'en libérer. Antonin avait dû quitter son unité, et abandonner Madeleine, l'infirmière alsacienne, dont il était secrètement amoureux, et à qui il avait confié son journal. Après s'être arrêté dans la ferme de Marie pour se ravitailler en eau, et y avoir fraternisé avec Jergen qui s'y cachait, Antonin fut obligé de participer à l'exécution d'un malheureux, accusé à tort d'insoumission, et de tuer presque à bout portant des ennemis. Il ne s'en remit pas, murmurant sans cesse les mêmes mots, dont le prénom de Madeleine, refaisant toujours les mêmes gestes, comme cette douce caresse que fit Madeleine sur sa joue lorsqu'elle pansa ses blessures. Labrousse sent qu'il progresse. Le professeur Lantier a fait appel à sa meilleure infirmière : Madeleine. Antonin la retrouve enfin... (source : Les fiches du cinéma, 2006.)

Commentaire : « Les Fragments d’Antonin établit un lien direct avec l’histoire du conflit, mais aussi avec la façon dont le cinéma en a enregistré certains aspects, en ce sens qu’il débute par des extraits de vues du Service de santé qui montrent les commotionnés. […] bandes très dures, parfois insoutenables, tournées au Val-de-Grâce ou dans des centres spécialisés entre 1916 et 1918. […] À de rares exceptions, ces films étaient essentiellement destinés aux médecins pour étudier ces « blessures invisibles » et inconnues jusqu’alors. » (source : Laurent Véray, La Grande Guerre au cinéma, Ramsay Cinéma, 2008, p 210.)

Source : Ciné-ressources

La France, Serge Bozon, 2006, France.

Synopsis : Mai 1917, Camille reçoit une lettre de son mari, François, parti au front : « Tu ne me reverras pas. Ne m’écris plus ». Elle décide alors de le rejoindre. Déguisée en homme, elle s’incruste dans le 80e régiment, peu enclin à s’encombrer d’un « gamin de 17 ans ». Mais Camille le suit et, blessée à la main par le lieutenant, elle réussit à s’imposer le temps de sa convalescence. Arrivé près d’un village, le groupe pense enfin se débarrasser de cet étranger. Mais Camille saute d’un pont, et réussit une fois encore à rester avec eux. Lorsqu’elle croise un agent de liaison et lui demande des nouvelles de François. Le régiment, qui s’est caché dans un arbre, le prend pour un traître. Camille disparaît. Elle réapparaît pour porter secours aux soldats épuisés. Elle peut désormais entendre l’histoire de Philippe et de l’Atlantide. Philippe, pacifique et rêveur, faisait partie de leur régiment. La troupe dut l’abandonner, blessé. Les soldats, devenus déserteurs, se dirigent, en fait, vers la Hollande. Sur la route, Camille tue un soldat allemand. Puis, le régiment tombe dans un précipice. Un villageois, accompagné de son fils, secourt les hommes et les héberge. Mais, s’apercevant que Camille est une femme, le fils tente de la violer. Il est tué par l’un des soldats. Le lieutenant est alors obligé de tuer le père. Abattus par le froid de l’hiver, ils voient arriver un soldat. C’est François. Camille part avec lui. Le 80e régiment n’atteindra jamais la Hollande. (source : Les fiches du cinéma 2007.)

Commentaire : « La France est un film un peu décalé aux allures de fable abstraite, qui déroute. […] La manière dont Bozon conçoit et exprime la mémoire de la Grande Guerre lui permet d’avancer une hypothèse originale sur celle-ci. En laissant planer son ombre comme un mystère, il nous dit en effet combien elle est encore présente parmi nous. […] La France est une forme elliptique, complexe, traversée d’incertitudes et ouverte à tous les vents de la signification […]. » (source : Laurent Véray, La Grande Guerre au cinéma, Ramsay Cinéma, 2008, pp. 227-228.)

Source : Ciné-ressources

Flyboys, Tony Bill, 2006, Film de guerre, Etats-Unis, avec James Franco, Martin Henderson, Jean Reno

Synopsis :En 1916, alors que les États-Unis ne sont pas encore entrés officiellement en guerre, le jeune Blaine Rawlings et quelques-uns de ses concitoyens américains se portent volontaires pour aller combattre l'Allemagne en intégrant l'aviation militaire de l'armée française. Sous les commandes du capitaine Thénault, ces pilotes vont constituer l'escadrille La Fayette.

La bataille de Passchendaele,  Paul Gross, 2008, film, Canada.

Synopsis:1917. Blessé lors des combats en Europe, le soldat Michael Dunne est rapatrié au Canada. A l’hôpital, il fait la connaissance de Sarah, une jeune infirmière dont il tombe amoureux. Lorsque le jeune frère de Sarah s’enrôle pour combattre, Michael repart au front pour le protéger. Comme des milliers d’autres soldats, ils vont prendre part à la terrible bataille de Passchendaele.

War Horses, Cheval de guerre, Steven Spielberg, 2010, États-Unis.

Synopsis : À la veille de la Première Guerre mondiale, le jeune Albert mène une existence paisible dans une ferme anglaise avec son cheval, Joey, qu'il adore. Mais le père d'Albert décide de vendre Joey à la cavalerie britannique, et le cheval se retrouve bientôt sur le front français. L'animal entame alors une extraordinaire aventure en plein conflit. En dépit des obstacles qu'il rencontre à chaque pas, Joey va changer la vie de ceux dont il croise la route. Incapable d'oublier son ami, Albert quitte la ferme et rejoint à son tour le champ de bataille dans l'espoir de retrouver son cheval et de le ramener chez lui.

Commentaire : « En portant à l'écran le roman pour jeunesse « Cheval de guerre », écrit par le Britannique Michael Morpurgo et publié pour la première fois en 1982, Steven Spielberg s'est emparé d'un récit de guerre dont il a accentué la dimension de conte traditionnel. Au point qu'on croirait l'entendre nous dire « Il était une fois » à chacune des quatre grandes étapes de l'histoire. » (source : Frédéric Strauss, Télérama n° 3284, décembre 2012.)

Sources : Ciné-ressources ; Ciné-club de Caen

La tranchée, Claude Cloutier, 2010, court-métrage d'animation, Canada.

Synopsis : Ce film raconte l’histoire d’un jeune soldat canadien dont on adopte le point de vue en pleine bataille.

Commentaire : Le procédé d’animation utilisé (la rotoscopie) qui consiste à dessiner une par une les images tournées en prise de vue réelle, permet de conférer aux archives une esthétique différente, mi-réaliste, mi-abstraite. Claude Cloutier, le réalisateur, a mis les images d’archives au cœur du processus de création. Il a actualisé au pinceau et à l’encre de Chine certains plans célèbres du documentaire The battle of the Somme. (source : Laurent Véray, Les images d’archives face à l’histoire, Chasseneuil du Poitou, CNDP, 2011, p 142.)

Source : Office national du film du Canada

Source de l'image : Le Festival international du film d'animation d'Annecy

Fire waltz, Marc Ménager, Mino Malan, 2011, film d'animation, France.

Synopsis : Hiver 1917, au fin fond d’une tranchée, se mêlent bruits terrifiants de la guerre et musique improvisée sur des instruments de fortune. Dans ce monde où la folie guette, la « haute hiérarchie » continue à faire parvenir ses ordres comme une mécanique sans conscience.

Commentaire : Dans ce film d’animation, Marc Ménager nous plonge dans ce récit où la matière même devient personnage. « Fire Waltz » est autant un film de cinéaste que de plasticien.

Source : Autour du 1er mai

Le Long chemin vers la maison, Alphan Eseli, 2013, Turquie.

Synopsis : Au cours de la bataille de Sarikamis, opposant l’Empire russe à l’Empire ottoman, un groupe composé de sept individus de différentes classes sociales réussit à fuir la zone de combat et à trouver un chemin hors de danger pour permettre à chacun de retourner à la maison. Ils arrivent pourtant dans un village abandonné, en plein hiver et bientôt, la nourriture vient à manquer… (source : Festival de Pessac, 2013.)

 La dernière tranchée, Adrian Powers ,2011, film, Australie.

Synopsis: Est de la France, 1916. La guerre des tranchées fait rage. Au cours d’un assaut sur les lignes allemandes, la quasi-totalité d’un bataillon allié est décimé. Seuls en réchappent trois soldats qui se retrouvent embourbés dans le no man’s land. Sous les feux ennemis, ils doivent choisir : continuer l’attaque vers la tranchée adverse ou se replier.

A toi mon amour, Florent Thomas 2014, film, France.

Synopsis: En 1917, la Grande Guerre fait rage sur les terres de Picardie. Charles, un jeune soldat engagé volontairement dans le conflit, réalise qu'il n'est qu'un pion dans ce vaste échiquier. Il décide de mettre sa vie en danger pour la seule raison qui lui tient à cœur: sa famille. Ce film a été primé en 2015 au festival international du film Canadien à Vancouver comme meilleur film étranger.

Le film est en ligne.

Des photos et vidéos sont disponibles sur la page facebook du film.

© Mélanie Thomas

Le soldat méconnu, Jérémie Malavoy, 2014, documentaire animé, France.

Synopsis : Le matin du 11 Novembre, Alliés et Allemands se réunissent dans le wagon de la forêt de Compiègne. La paix est signée. L’incroyable nouvelle se propage dans les villages, les villes, et sur les fronts. À 10h00 seulement, le message parvient au 415e dans le poste de commandement improvisé de l’autre côté de la Meuse. Les agents de liaison Trébuchon et Gazareth sont chargés de porter le message aux avants postes. Trébuchon s’avance sur la ligne de front : il meurt en un instant foudroyé d’une balle dans la tête 5 minutes avant le cessez feu. Officiellement le 415e n’aura aucune perte à déplorer ce 11 novembre 1918. Comme si cette opération n’avait jamais existé. Pourtant le soldat Trébuchon est bien «mort pour la France» ce jour-là. Son ultime sacrifice, en marge du rythme politique haletant des négociations de paix est le symbole de toute l’absurdité de cette guerre.

Commentaire : « Le soldat méconnu » est le récit de cette double histoire. Celle des états-majors et des Etats, qui cherchent à tirer leur épingle du jeu macabre qui a agité l¹Europe en ce début de siècle. Et celle des anonymes, des humbles qui en sont les acteurs et les instruments. En mélangeant images d’archives et animation traditionnelle, nous suivrons parallèlement les dernières négociations de la paix et les mouvements du 415e Régiment d¹Infanterie, celui d¹Augustin Trébuchon, le dernier tué français de la Grande Guerre.

Source : Miyu Productions

Fonds d'origine : Co-produit par Artisans du Film, Miyu Productions et l’ECPAD.

Cessez le feu, Emmanuel Courcol,2017, film, France.

Synopsis: Le film «  Cessez le feu », réalisé par Emmanuel Courcol, avec Romain Duris et Céline Sallette, sort en salle le 22 mars 2017. Le film raconte l’histoire d’un ancien soldat, Georges, de retour en France après un exil en Afrique où il s’était réfugié des mauvais souvenirs de la Première Guerre mondiale. Il y retrouve sa mère et son frère Marcel qui est invalide de guerre, il est devenu sourd. Georges rencontre alors Hélène, professeur de langues des signes, avec qui il noue une relation tourmentée.

© Copyright Alberto Bocosgil / Polaris Film Production

Les Ailes de la 1ere guerre, Matthieu Z. 2017, film, France.

Ce film raconte le rôle de l’aviation et la naissance de la « Chasse » pendant la Première Guerre mondiale à travers le regard d’aujourd’hui, et la révolution aéronautique qui éclata en marge du conflit terrestre. Ce film est une rencontre avec les hommes et les machines qui, entre 1914 et 1918, ont été les acteurs d’une des plus grandes innovations du siècle passé.  Si la guerre revêt un nouvel aspect puisque la mort vient désormais du ciel, à partir de 1917 : « qui domine le ciel, gagne la guerre ». L’impact psychologique sur les soldats et les populations est énorme et les avions et leurs pilotes deviennent de formidables outils de propagande.

Un siècle après la Grande Guerre, cette aventure scientifique racontée sous l’angle de l’innovation industrielle, de la maitrise des machines et de l’aventure humaine est relevée dans ce film au regard d’aujourd’hui, avec des femmes et des hommes qui appliquent toujours les inventions et découvertes des pionniers de l’aviation et du combat aérien. Nous expliquerons donc les grandes lois du vol et du combat en révélant les nombreux héritages des pionniers, grâce à l’intervention de spécialistes, de Pilotes, d’historiens, et de passionnés qui s’efforce de faire revivre le plus fidèlement possible l’épopée de ces véritables « top gun de 14-18 ».

Silent Fighters, Charlène Lefaure - Chloé Fabre - Guillaume Babut Romain Liger & Maxence Vard. 2017, court-métrage, France.

Le film fait ensuite un saut dans le temps, en 1917, il y a un siècle, quand les Américains étaient en guerre au milieu des autres où que les Américaines remplaçaient leurs hommes dans les usines.

Voir le film:

 

  • La Vie et rien d'autre, Bertrand Tavernier, 1989.
  • Archangel, Guy Maddin, 1990.
  • Capitaine Conan, Bertrand Tavernier, 1995.
  • Loin du front, Vladimir Léon et Harold Manning, 1996.
  • Marthe ou la promesse du jour, Jean-Loup Hubert, 1996.
  • The Trench (La Tranchée), William Boyd, 1998.
  • La Chambre des officiers, François Dupeyron, 2000.
  • Un long dimanche de fiançailles, Jean-Pierre Jeunet, 2003.
  • Affiche du film
  • Prigionieri della guerra, 1995 ; Su tutte le vette é pace, 1998 ; Oh ! Uomo, 2004, Yervant Gianikian, Angela Ricci Lucchi.
  • Les Âmes grises, Yves Angelo, 2004.
  • Joyeux Noël, Christian Carion	, 2004.
  • Les Fragments d'Antonin, Gabriel Le Bomin, 2005.
  • La France, Serge Bozon, 2006.
  • Affiche du film
  • Affiche du film
  • War Horses, Cheval de guerre, Steven Spielberg, 2010.
  • La tranchée, Claude Cloutier, 2010.
  • Fire waltz, Marc Ménager, Mino Malan, 2011.
  • Le Long chemin vers la maison, Alphan Eseli	, 2013.
  • Affiche du film
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  • Le soldat méconnu, Jérémie Malavoy, 2014.
  • Affiche du film
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Auteur
  • Mission du Centenaire et Nadège Mariotti
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