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Les As de l'aviation française

Ce diaporama revient sur le parcours de quelques As de l’aviation française au cours de la Première Guerre mondiale. Il a été réalisé à partir d'une sélection de photographies de presse (Agences Rol et Meurisse) conservées à la Bibliothèque nationale de France et consultables sur Gallica.

Les As de l’aviation sont au nombre de 182. Pour obtenir cette prestigieuse appellation, il est nécessaire, pour le pilote, d’avoir obtenu au moins cinq victoires homologuées. Cela signifie que l’exploit, en vol, doit être validé par au moins deux autres observateurs que le pilote et que l’avion ennemi abattu tombe dans les lignes alliées.

Les combats aériens valent à leurs auteurs d’être régulièrement cité, c’est-à-dire d’obtenir diverses récompenses pour faits de guerre remarquables : Médaille militaire, Croix de Guerre, Légion d’Honneur. Ces honneurs militaires sont accompagnés d’une citation qui fait l’objet d’une publication au Journal Officiel de la République Française.

Fonck, "l'as des as", buste. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Fonck, "l'as des as", buste. Photographie de presse / Agence Meurisse.

René Fonck est né en 1894 dans une famille alsacienne très modeste, en exil, pour rester française. Il est affecté dans l’aéronautique militaire dès 1914. Dans les premiers mois, il est essentiellement en charge de mission de reconnaissance et de réglage d’artillerie sur des avions Caudron. Il rejoint le Groupe des Cigognes en 1917. Il a à son actif 75 victoires homologuées, comme l’atteste son inscription au tableau spécial de la Légion d’Honneur (16 juin 1920) : « Pilote de chasse légendaire. Pendant quatre ans, a fait une guerre sans merci à l’aviation ennemie, l’attaquant partout où elle se rencontrait, sans jamais se laisser arrêter par le nombre de ses adversaires. A remporté 75 victoires officielles, dont 39 depuis sa promotion au grade d’officier de la Légion d’Honneur. 23 citations ». Décision inscrite au J.O. du 1er janvier 1922. »

© Gallica/BnF

Georges Guynemer dans son Morane Saulnier, c'est dans cet avion qu'il remporta sa première victoire avec Charles Guerder le 19 juillet 1915. Photographie de presse / Agence Rol.

Georges Guynemer est né à Paris en 1894. Il tente de s’engager en août 1914 mais il est déclaré inapte. C’est finalement à Pau qu’il arrive à s’engager en novembre 1914 comme élève mécanicien. Sa demande pour devenir pilote finit par être acceptée et il décroche son brevet en avril 1915. Il rejoint l’Escadrille des Cigognes en juin 1917.

Dernière citation avec 53 victoires homologuées : « Mort au champ d'honneur le 11 septembre 1917. Héros légendaire, tombé en plein ciel de gloire, après trois ans de lutte ardente. Restera le plus pur symbole des qualités de la race : ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime. Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue aux soldats français un souvenir impérissable qui exaltera l'esprit de sacrifice et provoquera les plus nobles émulations. »

© Gallica/BnF

Nungesser et son chien. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Charles Nungesser, né à Paris en 1892, il part travailler en Amérique du Sud dès l’âge de 15 ans et revient en Europe à la veille de la déclaration de guerre. Il s’engage dès août 1914 dans les Hussards et rejoint l’aviation en septembre où il s’illustre tout au long du conflit (45 victoires homologuées) malgré de nombreuses blessures et séjours en hôpitaux.

La citation à l’Ordre de l’Armée le 6 juin 1918 est un résumé de la carrière exceptionnelle de ce pilote : «  Incomparable pilote de chasse, d’une science exceptionnelle et d’une éclatante bravoure, en qui se reflète la forme et l’inflexible volonté de la race. Dans la cavalerie où dès les premiers engagements, il gagna la médaille militaire puis dans un groupe de bombardements où de quotidiennes prouesses le firent plusieurs fois citer à l’ordre et décorer de la Légion d’Honneur, enfin dans une escadrille de chasse qu’il illustre depuis trente mois de ses prodigieux exploits, s’est partout imposé comme un superbe exemple de ténacité, d’audace et d’orgueilleux mépris de la mort. Eloigné à plusieurs reprises du front par des chutes et des blessures qui n’ont pas pu entamer sa farouche énergie, est rentré chaque fois dans la bataille avec une âme plus ardente et est monté, de victoire en victoire, jusqu’à la gloire, d’être le plus redoutable adversaire de l’aviation allemande. »

© Gallica/BnF

12 avril 1919, remise de fanions américains à l'Opéra Comique, Madon, Fonck, Nungesser. Photographie de presse / Agence Rol.

Georges Madon est un aviateur né en 1892 à Tunis. Passionné d’aviation, il entre dans l’armée en 1912 (génie) et rejoint rapidement l’aviation en devenant pilote. 41 victoires ont été homologuées au profit de Georges Madon.

Il est nommé Capitaine le 11 novembre 1918 et la rosette de la légion d'Honneur lui est attribuée le 25 novembre 1918 (19ème citation) : « Madon Georges Félix, lieutenant à titre temporaire (active) du Génie, pilote aviateur, officier d'élite, pilote de chasse d'une indomptable énergie, d'une bravoure héroïque et d'une suprême habileté. Toujours vainqueur au cours d'innombrables combats engagés sans souci du nombre des adversaires, ni de l'éloignement de nos lignes, jamais atteint, même d'une seule balle, grâce à la rapidité foudroyante de ses attaques, à la précision de ses manœuvres, à l'infaillibilité de son tir, meurtri parfois dans des chutes terribles, entraîne inlassablement, par son splendide exemple, l'escadrille qu'il commande et qu'il illustre chaque jour par de nouveaux exploits. Le 11 août 1918, il abat son 40ème avion ennemi. Une blessure. Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Dix-neuf citations. »

© Gallica/BnF

Maurice Boyau à Colombes. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Maurice Boyau est né en 1888 en Algérie. Sportif accompli (rugbyman international avant la guerre), il s’engage dès 1914 mais ne devient pilote qu’en 1915. Il intègre l’escadrille 77 composée de nombreux athlètes de haut niveau. Il compte 35 victoires homologuées à son actif.

Le 28 août 1918, il est fait Officier de la Légion d'honneur, avec la citation suivante : « Pilote le plus brave. Athlète le plus complet, dont les merveilleuses qualités physiques sont mises en action par l'âme la plus belle et la volonté la plus haute. Officier magnifique, animé du plus pur patriotisme et du plus admirable esprit de sacrifice. Illustre l'aviation française tant par le nombre et la variété de ses succès que par la régularité et la simplicité de son glorieux effort. Remarquablement doué, a excellé dans toutes les branches de l'aviation : 'reconnaissance, photographie en monoplace, bombardement à faible altitude et s'est classé en quelques mois parmi les premiers pilotes de chasse. A remporté 28 victoires officielles en abattant 16 drachens et 12 avions ennemis. Médaillé militaire et chevalier de la Légion d’honneur pour faits de guerre, quatorze citations. »

© Gallica/BnF

Le sous-lieutenant Coiffard, portrait d'atelier. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Michel Coiffard est né 1892 à Nantes. Il s’engage dans l’infanterie au début de la guerre. Il est blessé et réformé. Il demande alors son intégration dans l’aviation (escadrille 154), ce qui lui est accordé. Il est surnommé « L’homme aux 34 victoires »

Citation (Officier de la Légion d'honneur) : « Officier d'une énergie farouche et d'une bravoure incomparable. Au Maroc, s'était déjà fait remarquer par son audace. Dans la campagne actuelle, a servi successivement dans l'artillerie, l'infanterie et l'aviation, forçant partout étonnement, et l'admiration par son mépris de la mort et son admirable esprit de sacrifice. Dans l'aviation de chasse, sa volonté de vaincre lui a fait accomplir une série d'exploits avec une régularité et une rapidité qui n'ont jamais été égalées. A remporté 52 victoires officielles, dont 21 en trois mois, 3 blessures. Médaille militaire et chevalier de la Légion d'honneur pour faits de guerre. Quinze citations. »

© Gallica/BnF

Armand Pinsard, capitaine pilote de l'armée française. Photographie de presse / Agence Rol.

Armand Pinsard est né en 1887 en Charente. Il a effectué son service militaire en Afrique et est affecté au service aérien français avant 1914. Il est affecté à l’escadrille SPA 23 en août 1914. Fait prisonnier en 1915, il s’évade et reprend son poste aux manettes d’un Spad SVII en novembre 1916. Il a 27 victoires homologuées.

Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur avec cette citation : « A fait preuve dans des circonstances particulièrement difficiles, d’une énergie et d’une ténacité exceptionnelles. Affecté, sur sa demande après son évasion, à une escadrille de combat au cours desquels son appareil a été criblé de balles. Le 7 août 1916, pendant une attaque d’infanterie, a attaqué 6 fois de suite à la mitrailleuse, à 200 mètres de haut, les réserves allemandes massées pour les contre-attaques. Déjà cité 2 fois à l’ordre de l’armée ».

© Gallica/BnF

Meeting de Buc, 2e journée, le lieutenant de Romanet près de son Spad-Herbemont, 1920. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Bernard Barny de Romanet est né le 28 janvier 1894 à Saint-Maurice-de-Satonnay, en Bourgogne. Il entre dans l’armée en octobre 1913 après de brillantes études. Au début de la guerre, il est cavalier au 16e chasseurs à cheval. Passionné par l’aéronautique, il entre dans l’aviation en 1915. Il compte 18 victoires officielles.

Citation parue au Journal officiel du mardi 20 août 1918 : « Barny de Romanet (Bernard-Henry), lieutenant, du 16e régiment de chasseurs, pilote à l'escadrille : pilote brillant qui se dépense sans compter. A remporté récemment sa quatrième victoire, en abattant en flammes, un appareil ennemi. Médaillé militaire pour faits de guerre. Quatre citations. »

© Gallica/BnF

Casale, pilote du Spad-Herbemont. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Jean Casale est né en Corse en 1893. Il est envoyé sur le front dès le début de la guerre et blessé rapidement. Il s’intéresse à l’aviation pendant sa convalescence et il est volontaire pour intégrer la préparation. Il obtient son brevet de pilote en 1915. Il totalise 13 victoires homologuées.

Citation ordre du 11 mai 1917 (cité dans L’aérophile du 1er au 15 avril 1918) : « Adjudant au 8e régiment de chasseurs à cheval, pilote à l’escadrille n°23 : a abattu en moins d’un mois ses 6e et 7e adversaires et attaqué le 14 avril dans leurs lignes, deux avions de chasse ennemis, et après un rude combat et repassé les tranchées à faible altitude, son avion percé de balles. »

© Gallica/BnF

L'aviateur Navarre dans son appareil de combat. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Jean Navarre naît en 1895 en Seine et Marne. Jeune homme incontrôlable, fugueur, il obtient son baccalauréat en 1914 et réussit le concours d’entrée de l’école supérieure d’aéronautique de Paris.

Il est mobilisé en août et se retrouve un peu par hasard sur une base aérienne. Au bluff, il devient pilote. Jean Navarre reste un pilote brillant mais incontrôlable.

Il reçoit la Légion d'Honneur à la suite de sa troisième mission spéciale, accomplie le 19 juillet 1915 : « Chevalier de la Légion d'Honneur - pour prendre rang du 2 août 1915- adjudant Navarre, de l'escadrille M.S 12. Pilote remarquablement dévoué et adroit, a livré plusieurs combats aériens dont l'un d'eux a permis de capturer deux officiers et un avion ennemi. Volontaire pour toutes les missions délicates, a exécuté avec un plein succès trois missions spéciales particulièrement périlleuses. »

© Gallica/BnF

L'aviateur Tarascon. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Paul Tarascon est né en 1882 dans le Vaucluse. Il fait partie de l’armée depuis 1901 et a perdu un pied dans un accident d’avion en 1911, ce qui lui vaut le surnom « d’As à la jambe de bois ». Il s’engage dès août 1914 dans l’aviation. Il obtient 12 victoires homologuées.

Décoré de la Légion d’Honneur le 15 novembre 1916 : « matricule 3003, adjudant-pilote à l’escadrille N.62 : pilote remarque par son dévouement, son adresse, son sang-froid et son allant. S’est distingué depuis plus d’un an au cours de nombreuses missions de reconnaissances, de protection et de chasse. Le 9 août 1916 a eu son avion traversé par plus de cent balles ennemies.  Depuis le 1er juillet a livré 35 combats, a abattu cinq avions ennemis, et en a forcé deux autres à atterrir, désemparés. »

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Meeting de Buc : Jean Bouyer sur son Hanriot. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Jean Bouyer est né à La Rochelle en 1891. Il sert dans l’armée depuis décembre 1911 dans le 114e régiment d’infanterie. En décembre 1914, il est affecté à la défense de Paris. Il devient pilote en 1917. Il compte 11 victoires homologuées.

Décoré de la Légion d’Honneur le 27 juillet 1918 : « Matricule 235, adjudant (réserve) au 114e rég. D’infanterie, pilote aviateur : pilote de chasse d’élite, qui s’est imposé comme exemple de devoir à toute son escadrille par ses splendides qualités de volonté et de bravoure. A abattu en flamme, dans ses lignes, un appareil ennemi, remportant ainsi sa huitième victoire. Médaillé militaire pour faits de guerre. Cinq citations. »

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L'aviateur André Chainat. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Mécanicien de formation, il est appelé à Châteauroux en octobre de 1913. Après avoir servi dans le 6ème régiment d’artillerie à pied, il est muté dans l’Armée de l’Air en mars 1914. Formé à l’école d’Avord, il reçoit son brevet de pilote le 8 juin 1915 (n° 2815) et est promu caporal le même mois. En 1916 le sergent André CHAINAT est abattu et blessé deux fois en combat aérien les 19 juin et 7 septembre 1916. Il détient 11 victoires homologuées.

Chevalier de la Légion d'Honneur le 3 août 1916 : « Pilote de chasse de première classe. A abattu six avions ennemis entre le 26 mars et le 12 juillet1916. Il a été blessé le 16 juin 1916. Déjà cité quatre fois, titulaire de la Médaille Militaire. »

© Gallica/BnF

Lenoir. Photographie de presse / Agence Rol.

Maxime Lenoir est né en 1888, en Touraine. Il obtient son brevet de pilote en 1913 à Buc. En août 1914, il est mobilisé dans la cavalerie et ce n’est qu’en novembre qu’il change d’arme pour intégrer l’aviation. Il disparait en novembre 1916 du côté de Douaumont. Il est titulaire de 11 victoires homologuées.

Chevalier de la Légion d'honneur le 9 aout 1916 avec pour motif la citation : « Pilote de combat hors ligne donnant à tous le plus bel exemple d'énergie et d'abnégation. A depuis onze mois de service ininterrompu à son escadrille, livré avec succès 91 combats, rentrant fréquemment avec son avion criblé de balles. A abattu, le 4 août 1916, son sixième avion ennemi. »

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Vial, sous-lieutenant aviateur, 9 victoires, 1 étoile, escadrille 152. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Gaston Vial est né en 1891. Il est mécanicien d’avion (Blériot). Il est mobilisé au 62ème régiment d’infanterie puis rejoint l’aviation. Il est crédité de 8 victoires homologuées.

Citation à l'Ordre de l'Armée, 28 février 1916 : « Vial, G. , maréchal des logis, pilote aviateur, a fait de nombreux bombardements à longue distance en territoire ennemi et a obtenu d'excellents résultats. Très bon pilote, ne s'est jamais laissé arrêter dans sa mission par les attaques de l'ennemi. »

© Gallica/BnF

Brindejonc des Moulinais s'apprête à partir en reconnaissance, à ses pieds les cinq bombes qu'il va lancer. Photographie de presse / Agence Rol.

Marcel Brindejonc des Moulinais est né en 1892. Il passe son brevet de pilote civil à Pau en 1911. C’est un jeune pilote dont les exploits sont très connus. Lorsque la guerre éclate, il est affecté à l’escadrille DO-22. En mai 1916, il est affecté à l’escadrille n°23 en charge de missions spéciales, comme le bombardement des usines Krupp d’Essen. Il meurt 18 août 1916, son avion abattu par des Français.

Dernière citation à l'Ordre de l'Armée : « Pilote hors pair; officier aussi brave que modeste, incarnant en lui toutes les qualités qui font le héros simple et accompli. A tenu à retourner au front, bien qu'incomplètement remis d'une longue maladie contractée au service, donnant ainsi à tous le plus bel exemple d'énergie. Mort pour la France le 18 août 1916. »

© Gallica/BnF

Adjudant Edmond Pillon, pilote aviateur : 5 palmes. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Edmond Pillon est né en 1891. Au début de la guerre, il est sert dans l’infanterie puis rejoint l’aviation comme élève pilote en décembre 1914. Il obtient 8 victoires homologuées.

Citation à l’Ordre de l’Armée du 16 mai 1917. « Pilote habile et courageux, toujours volontaire pour accomplir les missions périlleuses. A déjà abattu trois avions allemands et engagé plus de cinquante combats pendant lesquels son avion fut souvent atteint. Le 21 avril 1917, a attaqué un Drachen qu’il a forcé à descendre. Le 28 avril 1917, a obligé un avion ennemi à atterrir dans ses lignes. Déjà cité à l’ordre. »

© Gallica/BnF

L'as aviateur sous-lieutenant François de Rochechouart de Mortemart, prince de Tonnay-Charente dans son avion. Photographie de presse / Agence Rol.

François de Rochechouart de Mortemart est tout d’abord, en 1914, incorporé au régiment des chasseurs à cheval. Il intègre l’école de pilotage en 1917 et devient sous-lieutenant d’aviation, tombe au champ d’honneur le 16 mars 1918, à l’âge de 36 ans. Il est promu Chevalier de la Légion d’Honneur le 22 novembre 1917.

Citation à l’ordre de l’armée en 1918 : « pilote remarquable d’audace et de sang-froid. Héritier des plus belles traditions guerrières. C’est en donnant, une fois de plus un exemple magnifique d’abnégation qu’il disparut le 16 mars 1918 à la suite d’un combat aérien. »

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Paillard, soldat-aviateur. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Antoine Paillard est né le 23 août 1892 à Saint-Gemme-d'Andigné (Maine-et-Loire). Avant-guerre, il est mécanicien. Breveté pilote militaire le 4 janvier 1916. Il a participé aux opérations de représailles sur Essen. Il a été fait prisonnier par l’ennemi mais a réussi à s’échapper au bout de quelques semaines.

« Pilote d’une grande valeur, d’une bravoure au-dessus de tout éloge. A exécuté de nombreux bombardements notamment le 6 juillet 1917 où il a effectué dans des conditions atmosphériques défavorables, grâce à une indomptable énergie, un raid audacieux, fort avant en territoire ennemi. A fait preuve par la suite dans des circonstances difficiles d’un sang-froid remarquable et d’un haut sentiment du devoir. Trois citations. »  Journal officiel de la République Française du 18 juillet 1918.

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Loste, sous-lieutenant aviateur, légion d'honneur, 5 palmes (portrait d'atelier). Photographie de presse / Agence Meurisse.

Jean Loste est né à Toulon en 1894. Au début de la guerre, il est mobilisé dans le 27e régiment d’infanterie. Titulaire d’un brevet de pilote obtenu en 1913, il a ensuite fait partie de l’escadrille des Cigognes.

Citation au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur avec attribution de la Croix de Guerre avec palme, le 24 novembre 1916  : « Pilote remarquablement courageux et adroit ; a rempli de nombreuses missions de réglage, de photographie et de bombardement au cours desquelles il a successivement abattu quatre avions ennemis. En particulier, le 1er novembre 1916, est descendu à 150 mètres du sol pour abattre en flammes son adversaire, sur son propre terrain. N'a dû qu'à son sang-froid de pouvoir repasser les lignes et sauver son appareil, dont un moteur avait été fortement endommagé. Déjà deux fois cité à l'ordre de l'armée.»

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Commandant Joseph Vuillemin. Photographie de presse / Agence Rol.

Joseph Vuillemin est né à Bordeaux en 1883. Il entre dans l'armée en 1904, (il est sous-lieutenant dans l’artillerie) en 1910. En 1913, il obtient son brevet de pilote et débute la guerre de 1914 à la tête d’une escadrille.

Citation à l’ordre de la Légion d’Honneur (journal officiel du 30 novembre 1916) : « Vuillemin Joseph, capitaine d’artillerie, commandant l’escadrille C.11 : pilote d’une habileté remarquable. Au front depuis le début de la campagne, n’a cessé de faire l’admiration de ses camarades et de ses chefs par sa vaillance, son entrain et son mépris du danger. A livré plus de 60 combats aériens, abattu trois avions ennemis et effectué de nombreux bombardements de nuit. A rendu les plus brillants services au cours de récentes opérations. Déjà cinq fois cité à l’ordre. »

© Gallica/BnF

Pegoud en aviateur militaire à côté de sa voiture, avec M. Monternier. Photographie de presse / Agence Meurisse.

Célestin Adolphe Pégoud (1889-1915) est originaire de Montferrat (Isère). Il fait figure de pionnier de l’aviation en raison de ses exploits en 1913 (19 août - 1er saut en parachute, 1er septembre - 1er vol tête en bas sur 400 m et le 21 septembre - 1er looping officiel à Buc (Yvelines)). Après un début de carrière dans l’armée (cavalerie) pour l’essentiel mené en Algérie et Maroc, il passe son brevet de pilote civil en 1913 et rejoint Louis Blériot à Buc (pilote d’essai). Mobilisé à la défense de Paris au début de la guerre, il rejoint l’aviation début 1915. Il est abattu le 31 août 1915.

Citation à l’ordre de la Légion d’Honneur du 28 août 1915 : « Sous-lieutenant de Réserve à l’escadrille MS.49, d’un entrain et d’une bravoure au-dessus de tout éloge, aussi modeste qu’habile pilote, n’a pas cessé, depuis le début de la campagne, de mettre ses merveilleuses aptitudes au service de son pays. Accumulant journellement les traits de courage et d’audace, n’en est plus à compter les combats qu’il a engagés seul à bord contre des avions puissamment armés. Le 28 août, au cours d’un duel aérien, a eu son avion criblé de balles. Obligé d’atterrir, a pris aussitôt toutes les dispositions pour sauver son appareil, malgré un feu intense des batteries allemandes. »

© Gallica/BnF

M. Marchal, aviateur (en militaire). Photographie de presse / Agence Meurisse.

Anselme Marchal est né en 1891 à Moutiers en Suisse de parents français. Il obtient son brevet de pilote en 1910. Son fait de gloire a lieu en 1916 lorsqu’il lance 5 000 tracts en allemand au-dessus Berlin. Il est fait prisonnier et finit par s’évader en compagnie de Roland Garros en 1918.

Chevalier de la Légion d’Honneur le 7 mars 1918 : « Un de nos plus anciens pilotes : a rendu d’éminents services à l’aviation. Est revenu se mettre au service de son pays dans des circonstances particulièrement difficiles. Pilote modèle de sang-froid et de courage. Deux cent quatre heures de vol. »

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  • Fonck, "l'as des as", buste. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • Georges Guynemer dans son Morane Saulnier, c'est dans cet avion qu'il remporta sa première victoire avec Charles Guerder le 19 juillet 1915. Photographie de presse / Agence Rol.
  • Nungesser et son chien. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • 12 avril 1919, remise de fanions américains à l'Opéra Comique, Madon, Fonck, Nungesser. Photographie de presse / Agence Rol.
  • Maurice Boyau à Colombes. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • Le sous-lieutenant Coiffard, portrait d'atelier (5e as). Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • Armand Pinsard, capitaine pilote de l'armée française. Photographie de presse / Agence Rol.
  • Meeting de Buc, 2e journée, le lieutenant de Romanet près de son Spad-Herbemont, 1920. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • Casale, pilote du Spad-Herbemont. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • L'aviateur Navarre dans son appareil de combat. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • L'aviateur Tarascon. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • Meeting de Buc : Jean Bouyer sur son Hanriot. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • L'aviateur André Chainat. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • Lenoir. Photographie de presse / Agence Rol.
  • Vial, sous-lieutenant aviateur, 9 victoires, 1 étoile, escadrille 152. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • Brindejonc des Moulinais s'apprête à partir en reconnaissance, à ses pieds les cinq bombes qu'il va lancer. Photographie de presse / Agence Rol.
  • Adjudant Edmond Pillon, pilote aviateur : 5 palmes. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • L'as aviateur sous-lieutenant François de Rochechouart de Mortemart, prince de Tonnay-Charente dans son avion. Photographie de presse / Agence Rol.
  • Paillard, soldat-aviateur. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • Loste, sous-lieutenant aviateur, légion d'honneur, 5 palmes (portrait d'atelier). Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • Commandant Joseph Vuillemin. Photographie de presse / Agence Rol.
  • Pegoud en aviateur militaire à côté de sa voiture, avec M. Monternier. Photographie de presse / Agence Meurisse.
  • M. Marchal, aviateur (en militaire). Photographie de presse / Agence Meurisse.
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Gallica / BnF
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