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Dans les collections presse et périodiques de la BnF : La bataille de Verdun

Dès son commencement, la bataille de Verdun revêt une dimension symbolique qui n'échappe à personne. L'ampleur de l'offensive allemande, lancée le 21 février 1916, n'est révélée dans la presse que le 24 février. Et encore, sa portée doit en être atténuée. Devant l'importance des combats qui se déroulent, le bureau de la presse chargé du contrôle des journaux redouble de vigilance. Il censure toute forme de critique visant le haut commandement, tout commentaire trop réaliste sur la violence des combats ou encore sur les chiffres véritables des pertes humaines. Même si des protestations isolées se font entendre, dans l'ensemble, les rédactions des principaux quotidiens s'exécutent. Les récits des témoins sont quasi-systématiquement censurés, mais au fil des mois, cet étau se desserre.

Voici une sélection commentée d'articles des journaux de l'époque consacrés à la bataille de Verdun qui proviennent des collections presse et périodiques de la BnF. Chaque légende renvoie vers le document complet sur Gallica >>

L'Echo de Paris du 24 février 1916.

Une de L'Echo de Paris du 24 février 1916. Une bataille acharnée est engagée au nord de Verdun. Marcel Hutin. Trois jours après le début de l'offensive allemande à Verdun, la censure interdit à Marcel Hutin, rédacteur en chef de l'Echo de Paris et auteur de cet article, d'employer l'expression "formidable offensive allemande". Le lendemain, la consigne est assouplie et un éditorial plus proche de la réalité sur le champ de bataille est publié.

Le journal : Lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.

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© Gallica/BnF

Une de l'Echo de Paris du 25 février 1916. La bataille se poursuite avec une violence sans précédent au nord de Verdun, Marcel Hutin. Marcel Hutin insiste sur la violence des combats et la farouche résistance de l'ennemi pour mieux souligner la bravoure des troupes françaises. Les pertes subies par l'ennemi sont également mises en avant dans l'article.

Le journal : Lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.

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Une du Petit Parisien du 24 février 1916. Ce qui reste du Zeppelin abattu à Revigny. L.R. Cet événement est largement traité dans la presse. Il symbolise la déroute de l'armée allemande tout en restant dans le registre de l'anecdote.

Le journal : Fondé en 1876 par Louis Andrieux, il soutient la République, la laïcisation de la société et la séparation de l'Église et de l'État. Sous la direction de Jean Dupuy, le titre adopte un ton plus modéré. Le journal connaît un fort succès grâce à la qualité et à la variété de ses articles (politique, sports, faist-divers...). En 1940, le titre se replie en zone Sud puis revient à Paris. Collaborationniste, il disparaît en 1944.

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Le Petit Parisien du 18 mars 1916, page 2. Le lieutenant-colonel Driant est mort au Bois des Caures. Le lieutenant-colonel Driant est décédé le 25 février, mais la censure autorise la divulgation de l'information deux mois plus tard, laissant libre court à la rumeur et aux interrogations concernant sa disparition.

Le journal : Fondé en 1876 par Louis Andrieux, il soutient la République, la laïcisation de la société et la séparation de l'Église et de l'État. Sous la direction de Jean Dupuy, le titre adopte un ton plus modéré. Le journal connaît un fort succès grâce à la qualité et à la variété de ses articles (politique, sports, faist-divers...). En 1940, le titre se replie en zone Sud puis revient à Paris. Collaborationniste, il disparaît en 1944.

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Une du Figaro du 28 février 1916. L'offensive sur Verdun, Polybe (Joseph Reinach). Derrière le pseudonyme de Polybe, le journaliste et homme politique Jacques Reinach décrypte les communiqués du ministère de la Guerre pendant toute la durée du conflit.

Le journal : Apparu en 1826, Le Figaro renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal se caractérise par ses reportages en France et à l'étranger qui lui assure le succès. Conservateur, le journal prend position contre Dreyfus. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Sud.

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Une de l'Humanité du 10 avril 1916. Très violente bataille sur le front de Verdun. L'Humanité adopte la même ligne éditoriale que les autres grands titres de presse. Tout en se rengeant derrière l'Union sacrée, il fait nénamoins mention du grande violence des combats et du "repli stratégique" des troupes françaises.

Le journal : Fondé par le socialiste Jean Jaurès en décembre 1904, L'Humanité soutient les revendications ouvrières, marque son hostilité face à l'engagement français au Maroc et affiche son pacifisme. Après la mort de Jaurès, il soutient cependant le gouvernement de guerre. En 1920, à l'issue du Congrès de Tours, le journal rompt avec le réformisme pour rejoindre le communisme révolutionnaire. Le 26 août 1939, le journal est saisi.

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Une de l'Humanité du 17 mars 1916. Liberté complète, verité entière, Compère-Morel. Aux yeux du socialiste Compère-Morel, Verdun est déjà une "hécatombe" et l'état-major français, l'un des principaux responsables. Malgré la censure d'un paragraphe, le ton est délibéremment accusateur.

Le journal : Fondé par le socialiste Jean Jaurès en décembre 1904, L'Humanité soutient les revendications ouvrières, marque son hostilité face à l'engagement français au Maroc et affiche son pacifisme. Après la mort de Jaurès, il soutient cependant le gouvernement de guerre. En 1920, à l'issue du Congrès de Tours, le journal rompt avec le réformisme pour rejoindre le communisme révolutionnaire. Le 26 août 1939, le journal est saisi.

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Le Figaro du 22 mars 1916, page 3. Louis Forain (ill.). Un mois après le début de la bataille, le peintre et illustrateur Jean-Louis Forain représente un entassement de cadavres de soldats allemands.

Le journal : Apparu en 1826, Le Figaro renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal se caractérise par ses reportages en France et à l'étranger qui lui assure le succès. Conservateur, le journal prend position contre Dreyfus. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Sud.

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Le Figaro du 17 mai 1916, page 3. "Tu as l'air de les plaindre, les Boches !" Louis Forain (ill.). Le sentiment patriotique véhiculé par la presse s'exprime ici à travers une illustration de Jean-Louis Forain.

Le journal : Apparu en 1826, Le Figaro renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal se caractérise par ses reportages en France et à l'étranger qui lui assure le succès. Conservateur, le journal prend position contre Dreyfus. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Sud.

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Le Figaro du 12 janvier 1916, page 3. Leurs tranchées, Louis Forain (ill.). L'illustration, à l'instar des articles sur les opérations militaires, fait allusion aux revers subis par l'armée allemande.

Le journal : Apparu en 1826, Le Figaro renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal se caractérise par ses reportages en France et à l'étranger qui lui assure le succès. Conservateur, le journal prend position contre Dreyfus. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Sud.

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  • L'Echo de Paris du 24 février 1916.
  • L'Echo de Paris du 25 février 1916.
  • Le Petit Parisien du 24 février 1916.
  • Le Petit Parisien du 18 mars 1916, page 2.
  • La Figaro du 28 février 1916.
  • L'Humanité du 10 avril 1916.
  • L'Humanité du 17 mars 1916.
  • Le Figaro du 22 mars 1916.
  • Le Figaro du 17 mai 1916.
  • Le Figaro du 12 janvier 1916.
informations
authors
  • Catherine Blum
    BnF
sources
Bibliothèque nationale de France
Diaporama (série d'images thématique)